Ça y est ! Ma deuxième semaine de « télé-travail » s’achève. A nouveau bien remplie, à nouveau avalée sans coup férir. Le rythme est adopté, l’activité désormais cadrée et le temps, un instant suspendu, a repris son cours. La vie continue ! Une phrase sybilline qu’on a pris l’habitude de rajouter à chaque fois qu’un événement imprévu vient ponctuer notre existence de sa singularité. Sauf que dans le cas de Coco-19, comme on l’appelle dans les unités de soins intensifs, certains ne pourront plus jamais la dire. Célèbres ou anonymes, abonnés aux unes des télévisions ou aux dernières pages du NF, les victimes de ce satané virus s’empilent à un rythme implacable. Si l’évolution de sa fameuse courbe est encore incertaine, les résultats comptables de l’épidémie sont, eux, chaque jour plus palpables. Les personnes emportées ne sont désormais plus de lointains asiatiques malchanceux, ou américains en passe de le devenir. Covid-19 commence maintenant à faire également le vide chez nous.

Le printemps revient, mais la crise sanitaire semble s’installer sur la durée. Même si on commence à entendre parler de diverses stratégies de « déconfinement », sans en connaitre les dates prévues, le scénario du « apprendre à vivre avec » commence gentiment à faire son chemin dans les esprits. Et s’il s’avère exact, il y aura vraiment tout à ré-inventer pour se conformer à ces probables futures normes. Sans grands rassemblements possibles, que vont devenir l’industrie du « sport-business » ou les activités liées aux divertissements ? Certains secteurs économiques vont être amenés à disparaitre, victimes de leur « non-nécessité » soudain avérée, alors que d’autres, liés aux loisirs, vont péricliter, face à une futilité devenue par trop criante. La vie sous Covid, si elle devait se confirmer, risque d’être compliquée à vivre pour « l’entertainment » et le tourisme.

Mais, vous le savez, vivons déjà l’instant présent. En l’occurrence, les deux instants « extra » ordinaires de ma journée confinée, ont consisté à remettre des roues d’été sur une voiture dont je n’ai pratiquement plus l’utilité et à payer des factures pour des services et institutions dont on ne sait pas s’ils vont survivre à cette pandémie : assurance maladie et impôts locaux.

« Qui vivra, verra ! ».

Il y a des moments où ce proverbe prend un sens qu’on n’aurait jamais cru avoir à lui donner.

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