L’aimable Saint Joseph nous ayant, cette année encore, offert l’opportunité d’une journée de ski supplémentaire en pleine semaine, nous avons choisi de lui rendre hommage avec un itinéraire tout en cols, en glaciers et en traversées, appelé à nous amener jusqu’au départ d’une des plus belle descente de l’hiver : le Parrain – Fionnay. Démarrage matinal et mécanisé, direction le Col des Gentianes pour une succession de séances de peautage/dépeautage, joliment agrémentées de courtes descentes, de transitions panoramiques à flanc et de belles ré-ascensions sur glacier.
Timing parfait ! A midi pile, les 1’700 mètres de D- prévus au menu décroûtaient lentement sous le vaillant soleil de l’épaulement oriental du Parrain. Ne restait plus qu’à en déguster toutes les suaves variétés de neige printanière proposées par les différentes facettes de ce somptueux versant adret du Haut Val de Bagnes : l’épaisse et profonde moquette du couloir sommital, la douce carpette à poil ras des combes menant au Plan des Lires, la délicieuse et fine pellicule, tout juste décroûtée, des toboggans de l’alpage du Crêt, et pour finir, la granuleuse et humide descente de lit en phase d’effilochage avancé, de la plongée finale sur Fionnay, via les couloirs de la Dent. De quoi se régaler les jambes avant de plonger dans l’eau bouillonnante et régénératrice du jacuzzi le plus accueillant du Valais, puis de se caler l’estomac avec la plus délicieuse potence de cerf de la Vallée.
Pourquoi donc, notre JC préféré n’est-il pas issu d’une famille recomposée, histoire qu’on puisse fêter dignement et de manière aussi gratifiante chacun de ses géniteurs, fussent-ils spirituels, nourriciers ou simplement biologiques ?
Pendant que les blocs erratiques du petit glacier de la Chaux captent les premiers rayons de soleil matinaux ...
... nous entamons notre itinéraire "josephien" avec la froidure d'un versant ubac et la rugosité d'une trace revêche.
Un petit quart d'heure d'effort nous hisse jusqu'à notre premier Col, celui de la Chaux, d'où nous profitons d'admirer un "Bec" peu garni mais encore vierge ...
... grâce aux bons soins de son célèbre et incontournable gardien "indien" à la voix d'outre-tombe et à la gentillesse communicative.
La suite de notre journée s'annonce définitivement sous le signe du soleil.
Une courte plongée jusqu'aux rives du lac du Petit Mont Fort ...
... un petit coucou au massif des Combins ...
... et la deuxième ascension du jour est déjà entamée.
Des plateaux à traverser...
... des crêtes panoramiques à escalader ...
... mais point de Momin à notre menu ...
... juste une belle transition vallonnée jusqu'au col de la Rionde...
.. qui nous donne accès à notre premier glacier de la journée, celui de Sovereu.
Jonction faite avec la trace venant de la Rosablanche ...
... il ne reste qu'à franchir l'épaulement de la Lui des Chamois ...
... pour transiter, toujours "peauté" vers notre second glacier du jour et l'ascension finale jusqu'au Parrain.
A l'approche du but, les appétits s'aiguisent...
... et les rythmes divergent...
... sur un trace "patrouille" qui rapproche le col à vitesse grand V.
Juste le temps de "dépeauter" une dernière fois, et les girls déboulent...
... suivies, une bouchée de sandwich plus tard, par le "gruppetto".
Et pendant que les plus téméraires s'offrent une courte escapade jusque sur l'occiput de notre Parrain ...
... d'autres se contentent d'admirer son grand frère, sous un angle insolite.
Vieille peut-être, mais unique poudreuse de la journée.
Autre versant, autre consistance.
Les pentes sud-est de Monsieur Parrain qui ont déjà plus de 5 heures de soleil dans la vue...
... sont peut-être limite "dégoulinantes" mais encore délicieusement skiables.
Un caillou affleurant, un grand crack inquiétant pour une talonnière explosée...
Va falloir continuer en utlisant la toute nouvelle fixation Dynafit TLT Radical, version 3.0, "vintage".
Finalement, qu'importe les aléas matériel quand on a la chance d'évoluer face à un tel panorama.
Entrecoupées de brèves traversées ...
... les délicieuses plongées ondulantes s'enchainent...
... parfois agrémentées de notre désormais dessert préféré, les boules glacées.
A condition de savoir viser ...
... il y a encore sacrément moyen de s'amuser.
Regroupement général avant la plongée finale.
Une plongée qui s'entame dans la douceur ...
... avant de montrer quelques velléités dentaires ...
... et quelques parcelles de son caractère versatile : mi neige, mi herbe.
Une dernière rasade de boules glacées ..
... avant un tourbillon de bulles régénératrices ...
... et quelques morceaux de biche aussi reconstituants que délicieusement parfumés au "cognac" du Valais.