Confinement – Jours 14&15

Ecrire. Pourquoi ? Pour qui ?

En cette période d’incertitude, j’apprécie tout particulièrement une de mes caractéristiques de fonctionnement que j’ai mis plusieurs années à adopter, puis à développer. Le concept du « Carpe Diem ». Vivre l’instant présent. Sans se soucier de l’avenir, de toute façon, toujours différent de ce que l’on pourrait imaginer. Sans ressasser le passé, à propos duquel on ne peut, quoi qu’il en soit, plus rien changer. Accorder au présent toute l’importance qu’il mérite, l’apprécier pour ce qu’il est, sans anticiper sur un futur, proche ou lointain, ni se remémorer, hier, ou avant-hier.

Et, dans le cadre de ce fonctionnement « Carpe Diem », il existe une activité, que personnellement, j’essaie autant que possible de privilégier, celle d’écrire. Je sais, parce que vous êtes plusieurs à me le dire, que vous avez du plaisir à me lire. Cela me réjouit, évidemment, mais ce n’est en aucun cas le but premier de la rédaction des présentes chroniques de confinement, ni même celui des billets « outdoor » que je poste régulièrement sur AlpAvistA. J’écris parce que j’aime ça. Et peu importe si quelqu’un me lira, ou pas.

Alors, oui, je pourrai écrire pour moi, et simplement stocker ma prose quelque part au fin fond du disque dur de mon ordinateur. Pour ce qui est de mettre des mots sur mes sentiments, d’organiser mes idées en phrases, puis en paragraphes, ou encore de canaliser et cadrer mes pensées, le résultat serait indéniablement le même. Mais, j’ai aussi plaisir, narcissiquement peut-être, à relire ce que j’ai rédigé. Et, rien que pour ça, mettre ses billets en ligne, ça permet d’y avoir accès en tout temps, et surtout, en tous lieux.

A propos d’écriture, Emmanuelle Ryser, écrivaine publique, invitée de l’émission « Antivirus », du lundi 30 mars, en vantait ses effets thérapeutiques, libératoires et de mise à distance. Elle évoquait aussi, confirmant du même coup mon ressenti personnel, le plaisir procuré par l’effet miroir de sa propre relecture. Au sujet de l’écriture manuscrite, elle rajoutait : elle est importante parce que son mouvement va de la tête à la main, en passant par le cœur et le ventre. Il monopolise tout le corps. Elle finissait en regrettant que l’écriture manuscrite est généralement utilisée à des fins personnelles et est, par là même, difficile à partager.

Dans le cadre de mon travail, télé ou pas télé, j’apprécie, moi aussi, les bienfaits de l’écriture manuscrite. Elle me permet d’énumérer les données d’un problème, d’en esquisser le cadre, d’en définir les variables et, finalement, d’organiser mes idées, d’abord sur papier, ensuite dans ma tête. Tout me paraît plus simple et plus facile à résoudre, une fois que cela a été mis à plat sur une feuille blanche. Alors, même si ça ne va probablement intéresser personne mais, surtout, parce qu’elle n’a rien de personnelle, je partage, aujourd’hui, avec vous, une note manuscrite, de ma journée de télé-travail.

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