Journée de rêve pour notre première incursion dans le Queyras proprement dit. Démarrage d’Arvieux, via le canal de Brunissard, qu’on appellerai un bisse s’il était en Valais, suivi d’une longue ascension sur piste jusqu’aux chalet de Clapeyto, superbe alpage lové au cœur du vallon du même nom. Et enfin, « cherry on the cake », comme disent nos voisins britanniques, une succession de « singles » étonnamment « bikables » qui nous ont permis de nous hisser jusqu’au Col de Néal, point culminant de cet incroyable itinéraire.
J’ai quelques décennies de VTT derrière moi, mais Clapeyto intègre directement le « Top 5 » des spots que j’ai eu la chance de rouler. J’attends encore la suite de nos escapades queyrassiennes avant de me prononcer définitivement, mais je pense qu’avec un peu de recul, cet itinéraire pourrait carrément accéder à mon « Top 3 ». Chemins de rêve, paysages de carte postale et lumières de fin de printemps, les atouts proposés par Clapeyto sont indéniables, mais surtout, minorés par aucune fausse note.
Un argument auquel peu d’itinéraires peuvent prétendre.
On entre dans la section du Canal de Brunissard, comme on rentrerai dans celle d'un bisse valaisan.
En fait, c'en est un. Sauf qu'ici, il n'en a pas le le nom.
Histoire de clarifier les choses, appelons le le Bisse de Brunissard.
Eh bien, le bisse de Brunissard est tout simplement divin pour entamer un nouveau matin.
La remontée du Torrent de la Rivière (quel drôle de nom...) est pavé de bonnes intentions fleuries.
Pré Premier, vaste cuvette naturelle et premier bijou paysager sur notre lente remontée.
Même vue d'en haut, ça pique toujours autant les yeux. Je vous l'ai déjà dit, mais Clapeyto, c'est drôlement bôôôôôôôôôôôôôôôôô !
Bôôôô mais aussi incroyable à rouler, même, ou surtout, en montée.
Cerné de minéralité, le chemin du Col de Néal s'élève par paliers moutonneux et herbeux. Un bonheur à rouler et à admirer.
Tout passe en selle et pratiquement sans forcer.
Enfin, presque tout, parce qu'à force de s'élever, tout finit par monter. (expression pas belge, mais qui pourrait l'être :-)
Contrairement à ce que j'ai écrit, Clapeyto, ce n'est pas beau, c'est juste sublime.
Sublime et particulièrement adapté au VTT.
N'en jetez plus, la cour est pleine, et le sentier à peine déneigé.
Cogour, Favière, Marion. Les lacs se succèdent et nos yeux n'en finissent pas de pétiller.
Clapeyto résumé par trois « bikers » et une image.
A force de persévérer à s'élever, nous finissons par découvrir une autre lac perché, celui de Néal, Encore sublime, mais malheureusement plus queyrassin, mais embrunnais ? (ou peut-être durancien ?)
2'509 mètres et un Col de Néal encore partiellement enneigé.
Pas de quoi calmer l'ami Cyril dans son art du « Nose Turn ».
La plongée dans le vallon du Peyon démarre tout en minéralité.
Mais les pâturages sont rapidement à portée de roues cramponnées.
Deuxième incident mécanique de notre séjour. Après le dérailleur sur les hauteurs de Serre-Ponçon, c'est la jante et le pneu arrière que l'ami Cyril fusillent dans un dépassement inconsidéré.
Roue abîmée à peu près réparée, la folle plongée reprend de plus belle.
Pas de chalets de Clapeyto sur notre itinéraire, mais une douce transition vers ceux du Collet.
Pas pire, vous me direz !
Non, clairement pas pire, juste un peu plus caillouteuse et cassante.
Mais qui ne dure que le temps de le dire avant de retrouver Pré Premier et son horizontalité.
Pour rejoindre Brunissard, à la piste de montée, nous préférons son voisin le sentier.