Même si nous commençons à connaitre de nombreuses vallées du Queyras, suite à notre deuxième « biketrip » dans cette région, nous sommes loin d’en connaitre tout le réseau de chemins pédestres qui les relient entre elles. Si le Sommet Bucher, Saint Véran, La Chalp nous étaient familiers, le col Fromage et le Col des Estronques nous étaient totalement étrangers. Découvrir leur environnement naturel exceptionnel et les différents itinéraires qui les relient ont, une fois encore, fait de notre journée, une journée exceptionnelle.
Si on savait les chemins du Queyras plutôt terreux et « bikables », on était loin d’imaginer qu’ils étaient aussi adaptés à la pratique du « E-Bike », particulièrement dans leur sens ascendant. Alors certes, les derniers hectomètres d’ascension vers les 2’651 mètres du col des Estronques piquent autant les jambes qu’ils font pulser le palpitant, ils restent étonnamment « escaladables » en selle.
Sommet Bucher coché, nous entamons notre longue et gratifiante traversée en balcon.
Au col des Prés de Fromage, notre pseudo connaissance des lieux, après être déjà passés ici en 2023, nous incite à oublier notre guide Cyril et ses précieux conseils, pour une petite partie de jardinage.
La Pointe de la Selle (la bien nommée) et sa grande soeur, la Pointe des Ravis, minéralités émoussés qui séparent le vallon de l'Ecuelle du Col Fromage.
A la caillasse du premier, nous privilégions les pâturages du second.
La fameuse combe verte (aussi appelée combe des Pellissier), l'ami Cyril finit par nous rattraper pour nous annoncer que nous faisons fausse route.
Retour dans le droit chemin, pour un premier tronçon ascendant, voire localement, très ascendant.
Le fameux passage au bord du Ravin de Ruine Blanche comme si vous y étiez.
Quand la Crête des Chambrettes et son ancien poste optique s'annoncent, c'est que le Fromage (et le dessert) ne sont plus très loin.
Ce qui semble mettre en joie (et en péril) l'ami Cyril ?
Les Plates, le nom local, mais aussi les pédales préférées de notre increvable camarade Patricia.
Le célèbre et fameux Col Fromage est en vue. Les contreforts du versant sud de la vallée de Ceillac, aussi.
Le chemin queyrassin par excellence. Pas trop sinueux, terreux et souvent, ondulant à flanc. Des qualités rares et peu répandues, plus au nord, dans les Alpes.
Col Fromage, Here We Are !
Au programme de notre dessert, après le Fromage, d'abord une douce transition accrochée aux flancs de la Crête de Rasis.
Une transition localement descendante.
Avant une remontée très avérée en direction du Col des Estronques
Cagna et pente pour une ascension plus exigeante qu'il n'y parait, en versant adret
S'élever au-dessus de la vallée de Ceillac, à la force du mollet, mais aussi, à celle du Levo toujours partant pour nous assister.
L'attque de la pente finale. Dire qu'il y a de la pente, frôle l'euphémisme. Y a qu'à se fier à la position de l'ami Cyril pour en deviner les pourcentages indécents.
Finalement, à force d'expliquer et d'insister, nous finissons par atteindre les 2'561 mètres du Col des Estronques, sellés mais légèrement exténués.
Direction St-Véran, via un chemin qui semble faire la course avec son parfois tumultueux voisin local, le Rif de Lamaron.
Nous ne sommes pas du genre à nous jeter des fleurs, mais ça fait quand même du bien de laisser la gravité (terrestre) désormais, faire le travail à notre place.
Notre guide Cyril évolue ici comme dans son jardin.
Et ça se voit au rythme qu'il imprime à la descente.
Des mélèzes (beaucoup de mélèzes), des fleurs et un nouveau ruban ocre particulièrement « bikable ». Y pas de doute, nous somme bel et bien dans le Queyras.
La perspective de la bière de la Baïta du Loup, notre confortable hébergement queyrassin de 2023, redonne de l'allant au groupe.
A une passerelle improvisée, il faut parfois savoir privilégier le rocher tout proche. Ou pas !
Une fois le torrent de Curlet franchi, les bulles de notre boisson houblonnée préférée titille déjà nos papilles.