C’est le pays d’un seul adret.
C’est le pays d’un seul quatre mille.
C’est une vallée comme les Alpes en comptent des milliers et le Valais des dizaines.
On la croit reculée, perdue, austère.
Elle est accueillante, vivante et souvent lumineuse.
Pittoresque jusqu’à son dernier madrier, insolite jusqu’à son ancestral carnaval et pourtant moderne et transpercée jusqu’à son plus récent tunnel.
Le Loetschental est une terre de contraste.
Ses flancs ne sont qu’un vaste dédale de combes et de crêtes, un enchevêtrement de torrents furieux et de couloirs vertigineux, une mosaïque de pics et de glaciers, un camaïeu de forêts et de pâtures, mais surtout un florilège de chemins pédestres, tous plus « bikables » les uns que les autres.
Le Loetschental, quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer.
Si les mélèzes semblent hésiter entre parure d'été et costume d'automne, la température, elle a choisi son camp : douce en diable grâce à Maître Foehn.
Kummenalp : une rangée unique de petits chalets posés en équilibre précaires sur l'unique replat du vertigineux Lötschberg.
50 nuances de gris dans le ciel, mais humeur radieuse sur nos roues.
Pas de panneaux, pas de vélos ! Oui, mais le balisage ne valide en rien la qualité du chemin.
Mieux vaut compter sur sa technique et les qualités de son destrier pour cheminer en sécurité.
Un chemin pavé de mauvaises intention, mais bordé d'or...
... et d'émeraude.
Cerné d'aiguilles et baigné de douceur.
Sir Bitschhorn empêtré dans les débordements foehniques.
A chaque hameau sa chapelle, à chaque chemin sa bugne.
Le fauve de Lauchernalp réconforte plus qu'il n'effraye.
Tapis de gravier et haies de myrtilliers ...
... pour notre première véritable descente de la journée.
Entre ses cairns, le Millibach n'est qu'une formalité à traverser.
Mise en mode sherpa pour aller tester du wanderweg inédit.
Côté adret, le panorama enchante.
Côté ubac, il effraie autant qu'il impressionne.
Mais surtout, côté bike, c'est plutôt une bonne pioche.
Pierre qui roule n'en finit pas de chanter.
Et chemin qui plonge, n'en finit pas de monter.
Tant que le balisage va, tout va !
Entre les mélèzes, souplement se glisser...
... pour, sur l'étroit ruban terreux, vivement se laisser griser.
Weritzalp Airport : atterrissage imminent.
Température extérieure, trop douce pour la saison, mais temps agréablement sec.
L'autobahn de Seemlin a beau nous faire de l'oeil...
... c'est sur le wanderweg de Gassun que notre choix, aujourd'hui, s'est porté.
Gauche 180 dans 3, 2, 1, zéro seconde.
Ah, surprise ! Il y a aussi des droites 180.
Schwarzsee, le mal nommé.
Pas de boucle vers Fafleralp au programme, mais une plongée inédite via le Eisten Express.
Express, peut-être, mais mal rasé, ça c'est sûr.
Le contournement des falaise de Geyrin, version fil de soie et pâturage à moutons.
Engageant, c'est le prénom...
... et sinueux, le dernier de ses talents cachés.
Un pilotage tout en flow et en douceur ...
... même s'il y a parfois flagrant-délit de "gorettage" d'épingles.
Le ver(t) est dans le pré.
Ne jamais renoncer à remonter...
... pour de nouvelles eaux turqoises, admirer...
... quelques madriers abandonner, croiser...
... et un ultime chemin, précautionneusement déguster.