Deux petits coups d’ailes, un premier jusqu’à Madrid, puis un second jusqu’à Santa Cruz de La Palma, pour rajouter de l’été à l’été, du bike au bike et du chemin au chemin, ou plutôt, du « Camino » au « Wanderweg ». En six petites heures « ibériennes », notre beau Valais a pris des allures de Canari(e)s et nos mollets, ravis d’accéder enfin à un repos pré-hivernal bien mérité, se sont retrouvés à bouffer de la calorie résiduelle pour nous hisser sur des « Picos » aussi volcaniques qu’abruptes. On était venu chercher de la poussière, de la mer et du soleil, mais comme la nature aime bien faire les choses par étapes, elle a décidé de ne pas nous dépayser trop brutalement. Du coup, elle a choisi de nous offrir, pour notre première sortie ilienne, du brouillard, du vent et de la pluie, verticale ou horizontale, selon le sens de l’orientation et les notions d’angles de chacun.
Quelques chemins secs et poussiéreux pour se hisser jusqu’au Pico de las Nieves, le bien nommé, mais surtout un déluge de pierres volcaniques détrempées et peu engageantes, mais heureusement beaucoup plus adhérentes que nos vaillants pavés valaisans pour re-dévaler le versant oriental de la crête principale de l’île de La Palma jusqu’à la « ciudad » Santa Cruz. Une journée très contrastée et beaucoup plus humide que ce à quoi on s’attendait pour nos premiers tours de roues cramponnées « canariens », mais un premier contact plutôt encourageant, sachant que le retour du beau temps n’est généralement qu’une question d’heures sur ce chapelet d’îles océaniques montagneux et austral que forment les sept sœurs « canariennes ».
Notre premier matin canarien se passe très bien, grâce aux bons soins de notre chauffeur Gregorio.
La première piste, et Super Chica déjà au taquet.
Guy, nuestra guía, tente de suivre "tan bien" que mal
Et soudain, au détour de la piste, notre premier chemin canarien.
D'abord roulant...
... et terreux...
... il se montre peu à peu sous son vrai jour...
... aérien, accidenté et exigeant.
Pas de quoi nous désarçonner...
... mais demandant de nous reconcentrer rapidement...
... sous peine d'aller tâter du bas-côté.
Du pin, du vin et du chemin.
Première rencontre avec la Cadera de Taburiente.
Les pins s'effeuillent, ou plutôt s'aiguillent, la caravane passe.
Une minéralité de plus en plus envahissante : le ton de notre semaine est donné.
Adelante, muchacho ! La pluie nous rattrape.
Coupe-vent et couvre-sac de sortie pour la première descente.
A défaut de soleil, on s'exerce déjà au lacet canarien.
Chemin roulant et rythme effréné, mauvais temps oblige.
Petite escapade sommitale ...
... avant d'attaquer notre première plongée.
C'est cassant et glissant.
Parfait pour prendre confiance...
... et retrouver des sensations.
Quand la crête s'effile...
... le vide n'est jamais loin.
Bruine sur le chemin préserve le biker de la poussière.
Super Chica déjà full gaz.
Falaises engluée dans les brumes et chemin aérien...
... ne retardent pas le biker pressée par la pluie.
Exposé mais plutôt roulant, le chemin qui mène à la Punta de los Roques...
... déroule son ruban de terre ocre et humide...
... sous nos roues cramponnées.
Brume envahissante...
... et pluie redoublante...
... il était temps d'arriver au Refugio Punta de Los Roques.
Super Chica, trempée mais souriante.
Si, si, c'est bien le gars à droite qui nous guide...
Petite séance de mécanique à la lumière du smartphone.
La longue et périlleuse descente jusqu'à Santa Cruz à laissé quelques traces.