Trois mois sans selle, et sans guidon, c’est long. Très long.
Mais 12 semaines sans vélo, c’était assez, malgré la délicate conjoncture avec ce vendredi, 13ème jour d’un novembre, pour l’instant béni par la météo.
Entre raison, superstition et passion, c’est évidemment la dernière nommée qui, une fois encore, l’a emporté. Hormis un ressenti un peu flou du côté de l’épaule gauche, là où ma clavicule multi-fracturée est désormais secondée par une jolie pièce de titane médical, des jambes dignes d’un début de saison, bien contentes d’être épaulées par le souffle de Mr Brose et un plus qu’explicable manque de feeling au guidon, le bilan de ce retour sur mes chemins préférés est très positif. Zéro appréhension, peu de douleurs par rapport aux pronostics et déjà beaucoup de bonnes sensations.
Vivement dimanche !
Dire que tout ceci m'avait manqué serait mentir. J'ai suffisamment de cloques aux pieds pour le prouver.
En revanche, je suis bien content d'avoir de nouveau mal au c... Retrouver la selle ne comporte mahleureusement pas que des avantages.
Quand j'ai dû laissé mon bike de côté, il faisait 35°. Je le retrouve, aujourd'hui, avec plaisir, malgré les 3.5° bien tassés.
Si la vue des Combins n'a jamais vraiment quitté mes week-ends, renoncer à les admirer pour cause de chemins à dévaler n'est pas leurs faire offense.
L'entrée dans le premier passage engagé : zéro appréhension. L'esprit humain est parfois moins con qu'on ne pourrait le penser.
Trois grosses marches, un lacet : enroulés dans la foulée.
Si mon balcon préféré a passablement changé de couleur en trois mois, son sinueux tortillard n'a pas pris une ride. Il s'est juste recouvert de boue collante.
Biker, choisis ton camp ! Et surtout, ton versant.
Plus qu'un simple chemin, carrément mon jardin.
Si le bonheur est bel et bien toujours resté dans le pré, l'apport de deux roues cramponnées est loin d'être anodin.
Le lacet à ne pas rater, ne l'a, une fois encore, pas été. C'est le Dr Moor qui doit apprécier le surplus de travail ainsi évité.
Beau pays ! Les mots sont comme le souffle, un peu évaporés pendant la pause forcée.
Décidément, le pré, surtout en novembre, est l'endroit de toutes les convoitises.
Le chant de la roue libre, une douce mélodie que mon oreille, elle aussi, à plaisir à retrouver.