Notre cinquième jour « valdotain » nous a, pour la première fois, emmené en rive droite de sa colonne vertébrale, la Dorea Baltea, dans le célèbre vallon de la Thuile. Mais ce ne sont ni la réputation de son « bike park », ni celle de son col transfrontalier du Petit-Saint-Bernard qui nous ont attiré du « côté envers » de la vallée principale. C’est tout simplement le prodigieux panorama et les incroyables chemins de son « colle della Crocce ».
A chacun sa façon de rouler et, par conséquent, à chacun sa façon de choisir les itinéraires qui contribuent à rendre les journées plus belles et plus intenses. Les bonheurs du « deux-roues » sont multiples, même si le nôtre est simple : pédaler, admirer, savourer.

Après la visite d'Arpy et une ascension en goudron jusqu'au Colle San Carlo, nous entrons dans le vif du sujet avec le superbe chemin du Colle della Crocce.

A grands renforts de lacets séparés par de longues transitions, il s'élève, mètre après mètre, au-dessus du somptueux Lago d'Arpy.

Quand le massif du Mont-Blanc revient dans notre champ de vision, nous avons déjà laissé Arpy 700 mètres en dessous de nous.

L'ombre, la lumière et les premières teintes automnales concourent à créer un tableau de toute beauté.

L'automne est la saison des contrastes, comme notre chemin, désormais le royaume des à-pics et du rocher.

En entrant dans le versant sud de la Punta della Crocce, nous retrouvons aridité et douce chaleur d'automne.

Après 1'500 mètres d'ascension, nous entrevoyons enfin notre objectif du jour, le Colle della Crocce.

Après l'incontournable « pannino » à l'abri du vent, nous nous remettons en route, ou plutôt, en chemin.

Patrik, notre guide, et le désormais célèbre « vélo postal », le duo « win-win » de notre semaine aostienne.

A chaque difficulté, sa ligne qui passe. Il faut juste être assez concentré et rapide pour la trouver avant de faire « pied ».