Lendemain d’hier pour certains, réalisation de fantasme pour d’autres ou encore simple sortie dominicale, la légendaire rando du Col de Cou ne tire pas son principal intérêt des motivations ou dispositions de ses participants, mais de son formidable potentiel en matière de VTT. Cadre naturel grandiose, itinéraire singulier, dénivelés conséquents et single-tracks hors normes font de cette rando l’une des plus belle que le Valais puisse offrir. Le nombre de bikers et bikeuses (une fois n’est pas coutume) rencontrés lors de cette édition 2007 ne fait que confirmer l’attrait que cet itinéraire exerce de plus en plus sur les adeptes du deux-roues à crampons, qu’ils soient locaux ou en provenance d’horizons plus lointains.

Dame météo n’ayant pas déroger à sa règle fondamentale de l’été 2007, un nième week-end de beau temps consécutif à une semaine de pluies abondantes, c’est avec plaisir que nous avons retrouvé un autre Stéphane, visiteur assidu d’AlpAvistA fortuitement croisé lors de la PassePortes, pour rouler (et porter) en notre compagnie. Quelques gouttes de sueur plus tard, quelques trajectoires ciselées ou hasardeuses plus loin, à l’heure du bilan (et de la bière), chaque participant, connu ou rencontré en route, semblait s’accorder pour qualifier ce dimanche d’août 2007 de grande et belle journée de VTT, et accessoirement, de beau moment de convivialité.

3 Réponses

  1. Steph

    A l’attention de Jacques Lamon et des « Amis du vallon de Réchy »

    AlpAvistA n’est pas un organisme, mais un site web perso. AlpAvistA n’organise aucune rando VTT accompagnée, ni gratuitement, ni contre rétribution. AlpAvistA ne sert que de carnet de routes (et surtout de chemins) pour mes amis et moi-même. Du coup, je ne vois rien à retirer d’aucun catalogue ou d’aucun site.

    Maintenant, si l’idée des « Amis du vallon de Réchy » prévoit de mettre sous cloche cette région, je leur conseillerai de commencer par y bannir tout trafic motorisé (plusieurs véhicules étaient encore présents ce week-end près de la prise d’eau située à l’amont de l’Ar du Tsan) et d’arrêter d’y déverser des troupeaux entiers de pic-niqueurs du dimanche à partir de la télécabine du Crêt-du-Midi, avant de s’attaquer aux quelques courageux Vttistes qui accèdent à ce superbe endroit à la force du mollet dans un parfait respect de la nature et des règles de savoir-vivre.

    Je vis en Valais, je respire en Valais, je travaille en Valais, je marche en Valais, je roule en Valais et je suis aussi attentif que vous à la préservation de sa nature et de ses montagnes.

    Au plaisir de vous rencontrer (à pied ou à vélo) sur les chemins, routes d’alpage ou pistes forestières de notre beau canton.

    Cordialement

    Steph

  2. Farenj

    Samedi 18 août, jour de Grand Raid, vers 13 heures.

    Après avoir encouragé les concurrents au Pas de Lona je pars du col de Tsavolire pour une plongée jusqu’à Sierre en passant par Vercorin. Que du pur bonheur pour vététiste éclectique et exigeant.

    En dessous de Sigeroula j’atteints l’entrée du single menant au bisse et au réservoir de Vercorin, me délectant d’avance des superbes sensations que ce petit sentier ombragé et délicieusement recouvert d’aiguilles de mélèze va faire monter dans mes veines purifiées par une nuit à 3000m. Au moment où je m’engage sur le sentier je dois brutalement bloquer pour éviter un énergumène planté au milieu de la pente. Armé d’une pelle et d’une pioche l’individu me toise de haut en me demandant ce que je fais. Après mon salut poli et une courte explication sur mes intentions l’homme me tient un discours sur l’obligation pour les vététistes de rouler sur les pistes larges, la loi suisse qui interdit de rouler sur des chemins plus étroits que 1,50 mètre et les terribles dégâts que font subir les bikers aux sentiers pédestres valaisans si amoureusement entretenus par les bénévoles de son espèce.

    Arrivant d’endroits grandioses et totalement déserts, encore dans ma bulle et un peu échauffé par un tel comportement dans une contrée (le Valais) réputée pour sa convivialité et sa tolérance, je me vois obligé de lui faire part de ma surprise et le traite gentiment d’"ayatollah des chemins pédestres". J’ai pris le risque d’agiter le chiffon rouge devant le taureau et la réaction ne se fait pas attendre: l’homme s’emballe dans ses théories sur la destruction par les roues cramponnées, les descendeurs fous et la mission quasi divine des "techniciens de surface" des sentiers valaisans! Je lui lance encore quelques petites piques gentilles, mais sans mentionner les quelques études américaines et françaises très sérieuses qui ont démontré le peu d’impact du VTT sur les sols par rapport aux marcheurs et à leur bâtons télescopiques. Il ne comprendrait pas, le pauvre homme.

    Après une dizaine de minutes il me fait une fleur généreuse en m’autorisant "exceptionnellement" à emprunter une dernière fois son single. Mon aspect quinqua sérieux, sportif et poussiéreux l’a peut être convaincu que je n’ai rien du descendeur fou qui dévale du Crêt du Midi à Vercorin en moins de 7 minutes. Pilotant tout en douceur pour ne pas abîmer le sol moelleux je repars passablement secoué d’avoir rencontré pareil phénomène dans une région où les bikers ont plutôt bonne presse et contribuent dans leur modeste mesure à entretenir une économie estivale parfois malmenée.

    Le contraste est saisissant entre la fête du VTT qu’est le GRC, avec ses forçats du dénivelé et ses cohortes de supporters enthousiastes et bruyants, et le comportement intégriste des puristes écologiques du sentier qui tentent par tous les moyens de protéger la gente pédestre. Devra-t-on bientôt nous cantonner aux manifestations clé en main, hyper médiatisées et autorisées? Que nenni, tant que je serai apte à me tenir sur ma monture je ne renoncerai jamais à rouler librement de façon responsable et respectueuse sur tous les sentiers alpins et jurassiens. Diantre, le godillot de marche n’a pas plus de droits que le boudin à crampons!

    Sportivement.

    Farenj

  3. Pïerre

    Il semble effectivement que les protecteurs de la nature veuillent souvent se défouler sur les cibles faciles que sont les VTTistes (ou parapentistes, skieurs de rando, …) qui sortent des sentiers battus et aiment, respectent la nature.

    Il est naturellement plus facile de s’en prendre aux rares VTTistes qui parcourent sans l’aide d’installations des sentiers de montagne qu’aux lobbys puissants que représentent les stations de skis et qui sont pourtant responsables du saccage de centaines (milliers…) d’hectares de prairies et autres faunes/flores alpines sans parler des atteintes irrémédiables au paysage.

    Ces protecteurs de la nature profitent sûrement directement ou indirectement de la manne financière des stations et sont moins enclins à combattre la fréquentation de gens qui utilisent (et paient…) des remontées mécaniques que celle de ceux qui préfèrent parcourir "en douceur" la montagne (mais sans rien rapporter…).

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