N’allez pas penser, à la lecture de ce titre, qu’il nous a poussé une 33ème dent, en ce radieux premier samedi de mai. Non, la Dent à laquelle fait référence ce billet, est la petite forêt perchée entre la clairière de Clambin et la Route du Soleil. Forêt, à travers laquelle sinue l’un des plus « bikable » chemin du Val de Bagnes. Et, en fait, ce billet aurait tout aussi bien pu s’intituler une Croix (de Cœur) de plus, des Plannards de plus ou un « Oindu » de plus. Sauf que, du coup, le titre aurait été moins mordant.
En manque de disponibilité pour mettre à notre programme une troisième sortie au départ de la vallée du Rhône, nous avons opté pour notre circuit habituel au départ de Sarreyer. Alors, forcément, en démarrant de 1200 mètres, en lieu et place des 500 mètres coutumiers du mois de mai, on rencontre plus rapidement les névés printaniers. Des névés, chaque semaine plus en recul, mais des névés encore bien présents sur les hauts de Verbier. Pas au point de nous empêcher de boucler, mais largement suffisants pour copieusement nous mouiller les pieds.
Notre premier chemin de la journée n'est pas n'importe quel chemin. Le N°8, bleu pour la descente, est un mets de choix pour accéder à la Croix de Coeur loin de son infâme ruban de bitume.
Pas forcément toujours bien pavé, il propose, en revanche, une pente parfaitement adaptée à l'ascension « assistée ».
Duo de « Rise » à peu près synchronisé
Vu comme ça, la neige est, semble-t-il, plutôt loin.
Sauf qu'en réalité, au premier secteur moins bien exposé, on se retrouve à rouler, un peu crispé, entre névé et fossé.
Réslutlat, même avec la meilleure volonté, on finit par faire « pied ».
Quelques mètres à se mouiller les pieds et on retrouve la selle pour « the next challenge »
Un challenge qui semble « easy » ...
mais qui se révèle de plus en plus étroit, long et technique.
Entre cassures profondes, rochers mal placés et neige molle, le choix est cornélien, mais le résultat souvent le même : « Pied ! »
Toute la finesse de pilotage de l'ami JP exprimée en un seul cliché. Ou pas !
Rouler dans l'étroite galerie creusée sous la Tête des Etablons, sans lumière, est assez angoissant, mais en ressortir se transforme carrément en alpinisme.
La Croix de Coeur au deuxième jour de mai, ça, c'est fait !
Braver l'interdit quand on est sur le point de rouler en Forbidden s'apparente à une simple plaisanterie.
En attendant le Canadien dopé à l'Avinox, le petit basque fait parfaitement le taf.
Traverser une petite zone marécageuse sans se mouiller les pieds ? Une simple question de pierres judicieusement organisées !
Pas roulé, pas roulé ? Pour un chemin abandonné, il propose quand même un tracé particulièrement lisse et peu encombré.
La première photo « à la JP » de l'année. Un bouquet de gentianes pour débuter 2026, ça le fait, non ?
Le tortillard des Plannards. Toujours fidèle au rendez-vous et jamais décevant.
De plus en plus rugueux, à force d'être roulé, il reste néanmoins un petit bijou tout en sinuosités.
Une des très rares vues sans la « ville » de Verbier en fond. Y a des photographes qui ont l'oeil particulièrement inspiré.
Les névés les plus nombreux de notre journée n'ont pas été rencontrés là où avait pensé.
C'est le chemin du « Oindu » et son versant particulièrement mal exposé, qui nous aura finalement forcé à faire le plus de « pieds ».
On entre dans la Dent comme on entre au couvent. Les fesses un peu serrées, mais avec la conviction, qu'une fois de plus, ça va bien se passer.
Et, de fait, à force de le fréquenter, on en connait tous les pièges cachés.
Vos meilleurs atouts : un bon choix de ligne et un peu de conviction.
Bien épaulé par un Rise particulièrement équilibré, tout finit toujours par bien passer et se passer.
A propos de choix de ligne, si vous n'êtes pas sûr de votre pilotage, évitez de suivre celles tracées par l'ami JP.