Dans le Queyras, tous les chemins mènent au paradis. Et certains, particulièrement inspirés, transitent par le lac du Grand Laus pour y accéder.
Nouvelle journée tout en chemins, mais dans la vallée du Haut-Guil, cette fois, pour une superbe boucle menant d’Aiguilles à Abriès, en passant par les 2’585 mètres et les eaux turquoises du lac du Grand Laus. Jour après jour, les chemins terreux du Queyras nous régalent de leurs rubans ocres roulables aussi bien dans le sens ascendant que descendant.
Grâce à cette double fonction, pour tout adepte de vélo assisté, le Queyras devient de plus en plus incontournable.
Autre élément quasi incontournable dans le Queyras, en juin, les violents orages de l’après-midi. Cette année encore nous avons été rattrapés par la patrouille et avons dû revêtir en toute hâte nos vestes de pluie pour affronter les sceaux d’eau tombés du ciel, entre Malrif et Abriès.
Fin de la piste d'Aiguilles.
A partir de là, c'est le royaume des chemins.
A commencer par celui qui grimpe (joliment) aux flancs du Serre de l'Aigle.
La technique d'ascension expliquée par l'exemple. Plus facile à regarder qu'à exécuter, quand on ne s'appelle pas Cyril.
Pédaler et pulser, ou admirer (le vallon du Lombard). Pour tout passer sellé, il faut choisir.
Il n'existe pas vraiment d'obstacles suffisamment revêches pour empêcher l'ami Cyril de continuer à s'élever.
La Crête (du Serre de l'Aigle) se rapproche, mais notre chemin est encore long et pavé de mauvaises intentions.
Une fois le col sans nom franchi, nous finissons par retrouver un peu d'horizontalité.
Première vérification de l'étanchéité du Scott Patron. Il y en aura une seconde, quelques heures plus tard, nettement plus mouillante.
Se hisser avec sourire et facilité. Le métier de guide expliqué à ceux qui pensaient l'être sans en connaitre toutes les exigences.
Le lac du Grand Laus, aussi appelé lac du Malrif. But de notre journée atteint ! On va pouvoir déguster l'excellente salade pique nique préparée par l'incroyable cuisine de la Ferme de l'Izoard.
Le tour du lac du Grand Laus, version fausse photo et sac à dos oublié.
Le ciel déjà menaçant nous incite à attaquer le dessert plus rapidement que prévu.
Au menu de notre fin de repas, une plongée en apnée dans le sauvage et abrupt vallon des Bertins.
Si certains tronçons sont herbeux et fleuris....
... le chemin de Malrif reste souvent du genre accrocheur et accroché aux à pics des Ravins des Coins.
Terre meuble queyrassine, de rigueur, mais pas uniquement.
Les secteurs ardoisés et suspendus font aussi partie de notre menu.
Pas vraiment de quoi déstabiliser l'ami Cyril et son fidèle Cube.
En perdant de l'altitude, on gagne du sillon et de la chaleur.
Du sillon localement profond, mais pas au point de ralentir un guide queyrassin.
Les derniers passages en rochers avant d'atteindre le vaste pâturage de fond de vallon.
Au milieu de ce parterre fleuri, coule désormais un divin chemin.
Un divin chemin qui demande quand même à garder les yeux ouverts et les doigts sur les leviers.
A l'approche du hameau du Malrif, les tronçons plus engagés se multiplient...
... demandant courage, anticipation et/ou connaissance du terrain. Trois des nombreuses qualités que l'ami Cyril possèdent...
... et qu'il tente, jour après jour, à inculquer à ses clients.
Voir Abriès et, en même temps, l'incontournable orage queyrassin s'abattre sur nous.