Envisagée comme une « petite » sortie pour nous rendre sur la manche de Coupe d’Europe de DH, à Verbier, notre itinéraire a finalement empilé plus de 1’500 mètres de dénivelé et rajouté à notre carnet de chemins, deux inédits, malgré leur proximité avec nos bases.
La première bonne raison de notre « gros » détour était la découverte du chemin des Grands Creux, entre le Col Brunet et la cabane Mont Fort. Remis au goût du jour et adapté aux standards VTT par les valeureux bénévoles d’Entretrail, voilà un sentier qui reste un sacré « morceau » à rouler dans son intégralité. Constellé de rochers et de pierres mal placées, souvent technique, localement engagé ou exposé, il ne donne jamais rien. Pas un seul mètre. Pour autant, en assisté, avec un peu de pratique et de conviction, je pense qu’il pourrait, un jour ou l’autre, finir par passer intégralement « sellé ». A revoir et surtout, à refaire plus assidûment.
La deuxième raison de notre « crochet » par le haut, se situe dans la continuité de ce fameux chemin des Grands Creux. Son voisin du dessous, qui plonge de la Cabane Mont Fort vers la controversée Rechouène, longeant des premiers glouglous du bisse du Levron, est plus panoramique que véritablement technique. Ceci dit, il reste un petit bijou à rouler et sûrement une option unanimement appréciée à rajouter à toute visite dans le secteur.
Grands Creux et Rechouène, deux chemins inédits, si proches et pourtant encore jamais roulés. Au rayon des surprises, certaines sont plus surprenantes et agréables que d’autres.
Après ces tours et détours, nous avons finalement atterri sur les bords de la piste de DH des hauts de Verbier, pour assister aux finales des Elites. Et là, on a rapidement été confronté à un autre monde. Un monde de vitesse, de technique, d’engagement, de choix de lignes et parfois aussi, d’un brin de folie.
Suffisamment impressionnant pour ne jamais être tenté de les imiter !
Même si l'heure de la désalpe s'approche inexorablement, qu'est-ce que c'est beau un troupeau d'Hérens paissant dans un tel écrin de nature.
S'élever en Avinox M2S reste un privilège rare (en 2026) et donc d'autant plus appréciable.
Les 1'000 premiers mètres de dénivelé sont maintenant derrière nous.
Même s'il en reste encore 400 pour atteindre le Col Brunet.
400 mètres de dénivelé et plus vraiment de piste. Ou alors, une « pauvre » piste de ski sous son visage estival.
Enfin au pied du col Brunet, mais avec nos voisins les Combins encore et toujours en fond d'écran. Et quel écran !
Ca pique autant les yeux que, désormais, les jambes.
L'entrée dans les Grands Creux : quelques pierres, un peu de rocher, mais encore pas mal d'herbe et de « flow ».
Comme prévu, ça ne dure pas. Les tronçons minéraux se multiplient.
D'abord facilement gérables, car bien aménagés (Merci Entretrail !)
Séparés par d'appréciables paliers, permettant aux puls' de (légèrement) redescendre.
Et même quelques rares tronçons de plus en plus mal pavés, mais descendants.
Mais d'une manière générale, les remontées ne sont jamais très loin...
... et les mauvaises intentions de notre sentier, jamais très espacées, non plus.
Je vous ai dit que ce chemin ne donnait jamais rien ? Je me permets de le répéter, avec preuve par le cliché.
Ne jamais renoncer permet, parfois, de s'extraire d'un tronçon qu'on voyait déjà « impassable ».
Savoir viser, ne jamais s'arrêter de pédaler et, surtout, toujours y croire.
Et quand on pense que le plus dur est fait, il y a encore une courte plongée en apnée à gérer ... ou à improviser.
L'odeur de l'écurie, pardon de la cabane (Mont Fort) redonne du mordant à des montures pas du tout fatiguées par rapport à leurs cavaliers.
Les derniers coups de pédales ascendants de notre journée ?
Eh oui ! Désormais on peut faire appel à la gravité (terrestre) pour continuer à rouler.
Qu'est-ce que c'est bôôôôôôôôôôôôôôôô !
Et bien habité ! Forcément, c'est chez moi.
Si jamais vous aviez oublié les « marteaux piqueurs » des Grands Creux, le Rechouène se charge de vous le rappeler.
Avec en prime, une courte mais exigeante section de lacets empilés.
De l'eau, puis plus d'eau, puis à nouveau de l'eau. Les mystères du juvénile bisse du Levron sont impénétrables.
Si tu comptes arriver au Levron avant ces eaux « cascadantes », il va falloir hausser le rythme et aussi, apprendre à voler (pour franchir les chutes du bisse, quelques kilomètres plus à l'Ouest.)
Pour l'instant, contentons nous de sinuer de concert...
... et de garder les pieds au sec.
Riding Without View n'est clairement pas une option dans cette formidable région.
Désolé, mais ce chalet n'est malheureusement ni à vendre, ni à louer.
« Tsopu », la bleue qui va bien pour (tenter d') imiter les DHistes qui luttent contre le chrono à quelques encâblures à peine.
Pas sûr que les gladiateurs sur leurs drôles de machines soient eux aussi des adeptes de tricot.
I believe I can fly ! Sauf que eux, ils volent vraiment, dès qu'une bosse ou un tremplin leur en offre la possibilité. Impressionnant !
Et ce n'est rien par rapport à la vitesse et à la précision avec lesquelles ils abordent les tronçons les plus défoncés de la piste.