A partir de la mi-octobre, chaque perturbation peut nous priver de la partie supérieure de notre terrain de jeu. Avec des nuits rallongées et une température perdant inexorablement ses degrés, tôt ou tard la pluie, très attendue, du reste, va se transformer en neige et nous forcer à réduire notre rayon d’action en selle. Alors, autant profiter de chaque occasion pour rouler encore et encore nos chemins préférés. Et ceux du coteau de Jeizinen ne sont ni les plus moches, ni les plus inadaptés à la pratique du bike automnal.
Et, « cherry on the cake », après autant d’années à fréquenter ce versant béni pour le VTT, nous avons encore réussi à rouler deux nouveaux « singles » inédits. Deux tracés « noirs », orientés DH, certes engagés, mais finalement (presque) intégralement roulables à vue. Et, un « rouge », que, personnellement, je qualifierai, localement, de « rouge vif », tant certains de ses passages sont techniques et exposés.
Jeizinen DH, Pitschwald Black et Pitschwaldtrail, « Härzliich willkommen » dans notre carnet de chemins.
Le fameux « S » d'entrée dans la traversée vers Niwenalp. Avec un peu plus de conviction, ça aurait pu passer. Du coup, il va encore falloir revenir et retenter.
La « Fashion Week » des mélèzes, propose, cette année, des teintes particulièrement vives. C'est probablement très momentané. Alors, autant en profiter !
Le Gebidum, le Nanztal et le Monte Leone semblent tout proche. Le mauvais temps annoncé pour le week-end, aussi.
A la station de tri des moutons de Niwenalp, pas de fontaine « magique », ni de plongée vers Bachalp, aujourd'hui, mais un virage à droite pour une remontée « drè dans le pentu ».
Une remontée suffisamment inclinée pour savoir privilégier le pré quand le chemin est trop mal pavé.
Une remontée dans laquelle le M2S excelle. Son pilote, pas toujours bien inspiré dans le choix de lignes, un peu moins.
Un chemin qui ne donne jamais rien, mais qui, avec une fréquentation plus assidue, pourrait finalement finir par passer entièrement « sellé ».
Une fois la barre des 2'100 mètres atteinte, notre « Wanderweg » retrouve un semblant d'horizontalité.
Semblant qui redonne le sourire aux bikeuses fatiguées par la redoutable ascension initiale.
Passer au rouge, reproche souvent adressé aux cyclistes urbains, est ici permis, voir carrément conseillé. Autre lieu, autre règle.
Ciel de cirrus sur les « Valaisannes », prémisses de la perturbation annoncée ?
Le vaste plateau et les petits chalet d'Oberi Fäsilapu dans leur écrin d'automne.
Il ne doit pas y avoir beaucoup de fidèles pratiquants, vu la taille de la petite chapelle « anti avalanches » des lieux.
L'automne en pentes douces ? Oui et non. Oui, si vous roulez en « assistés » et, plutôt non, si vous avez choisi de remonter ce chemin en « accoustiques »
L'automne en pentes moins douces. Oui et oui. Que vous rouliez « assistés » ou « musculaires », accéder à l'épaulement de Heruhubel reste piquant pour les jambes.
Ciel, lumières et teintes d'automne pour un vendredi d'octobre à nouveau « sellé ».
Rouler « local » n'empêche pas de voir loin.
Ni le « Roestigraben », ni la limite de district ou de commune, juste un mur de pierres ancestral dont le franchissement donne accès au célèbre Loetschental.
Un « Loetsch » toujours aussi sauvage, impressionnant et dévastateur, malheureusement.
Mais un « Loetsch » toujours aussi fascinant et attirant pour les amateur de beautés authentiques et brutes.
Le vert a d'ores et déjà renoncé, mais les ocres tentent encore de résister aux rouges, pour le bonheur des yeux.
Un paysage incroyable et un chemin divin, voilà le genre de perspective qui pourrait faire aimer le VTT à n'importe quel adepte de deux roues.
Des moraines « magiques », il n'y en a pas que dans le Val de Bagnes.
Au bout, ce n'est pas la mer, mais le « Loetsch ». Et c'est finalement tout aussi fascinant.
Plonger dans le rouge n'empêche en rien d'en apprécier ses saveurs.
Jeunes mélèzes en phase de mue. Cela n'a rien à voir avec le cours de leur vie, mais simplement avec celui des saisons.
Si dans le ciel, le gris est mis, sur note terre d'accueil du jour, les couleurs chaudes sont encore largement de mise.
Oberi Meiggu, trois chalets perchés pour une vue à couper le souffle.
La plongée vers « Underi », son frère cadet, démarre en fanfare. Une fanfare écarlate, ça ne serait pas plutôt une « Guggen », surtout au pays des Tschäggättä ?
Des lacets lascifs, photographiés en quatre couleurs.
Et des falaises contournées tout en « flow » grâce à un chemin délicieusement onctueux et bien tracé.
Underi Meiggu et ses (rares) habitants un peu perchés.
Le chemin de retour vers Jeizinen : un itinéraire béni tracé dans un environnement extrêmement inhospitalier.
Un grand merci à l'équipe de « shapers » local pour l'incroyable travail d'entretien.
Sachons apprécier chaque lacet, tant leur existence, ici, est peut-être éphémère, avalés qu'ils pourraient un jour être, par les impressionnants ravins environnants.
Rüezilöi, Seelöi, Länglöi, les « Winu » (ravins) se succèdent, mais notre chemin passe.
Parfois en évitant de trop regarder les à pics, mais il passe.
L'inédit, aujourd'hui, débute ici, quelques centaines de mètres seulement, sous la gare d'arrivée du petit téléphérique de Jeizinen.
La « Jeizinen DH » est avant tout une piste de DH, parfois délicate à aborder avec un vélo « All-Mountain »
Mais, dans l'ensemble, cela reste un tracé qui passe plutôt bien, à l'image de ce passage « couvert ».
A l'inverse, sa petite soeur de « Pitschwaldtrail », qualifiée de rouge...
.... demande localement quelques aptitudes pour la varappe...
... et le funambulisme, pour être rouler dans son intégralité.
Vous avez dit « rouge » ? Oui, mais alors, rouge écarlate, dans certains secteurs « un poil » exposés.
Et rouge pastel dans certains autres.
Le combo idéal pour donner du courage aux bikeuses peureuses ?
Tous les rochers, jusqu'au dernier sont à tenter...
... pour découvrir le village de Bratsch et son horizontalité perchée.
Un retour en vallée qui n'a rien d'inédit, mais qui reste apprécié malgré tout.