Entre le week-end passé, l’Ascension, et celui-ci, la Pentecôte, mai nous a montré toute l’étendue de ses habituels caprices. De « Maivrier », il y a 7 jours, nous voilà quasiment passé au plein été. Des 7° bien comptés, il y a une semaine, nous voilà en train de flirter avec la barre des 30°. Si tous les goûts sont dans la nature, force est de reconnaitre que la météo de ce week-end est clairement plus propice à la pratique du VTT que celle du précédent.
Et du coup, pour profiter de cette (très) belle journée, nous avons mis à notre programme un autre grand classique printanier de la rive droite, Niwenalp. L’ascension, à partir de la plaine du Rhône jusqu’à la plus célèbre des fontaines d’alpage de l’adret valaisan, demande évidemment quelques watts. Mais, ensuite, la multitude de chemins « bikables » que recèle ce formidable versant récompense largement l’effort fourni pour avaler le premiers 1’500 + de notre saison.
1'500 mètres de dénivelé avant d'enfin mettre un peu de terre battue sous nos roues cramponnées. Faut vraiment aimer le VTT pour s'infliger autant de bitume.
En parallèle, il aura fallu atteindre les 1'969 mètres d'altitude pour croiser le premier névé de notre journée. Malgré ses habituels changements d'humeur, « Maivrier » a finalement bien travaillé.
Si la fontaine d'alpage la plus célèbre de l'adret valaisan n'est pas encore achalandée en boisson, le panorama offert par l'alpage de Niwenalp reste toujours aussi époustouflant.
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, nous empruntons le tronçon Fäsilalpu-Niwenalp dans le sens Ouest-Est.
Un chemin VTT reste un chemin VTT, mais ses difficultés ne sont plus là où on le pensait.
Tout ce qui roulait grâce à la gravité ...
... doit être escaladé.
Mais comme ce tracé propose principalement de l'horizontalité, elle reste évidemment d'actualité.
L'entrée devient la sortie...
... et l'amuse-bouche (en forme de lacets serrés), un dessert fleuri.
Même s'il n'a pas encore vu le passage de ses « shapers », après l'hiver, le tortillard de Fäsilalpu, reste un met de choix comme premier « single track » descendant.
Même les bêtes à cornes les plus rustiques aiment les caresses. Ou alors, les gourmandises pour bovidés ?
Le premier des cinq portiques/chicanes qui garnissent le chemin à flanc, entre Bräntschen et Engersch.
La « Erschmatt Highway » : toujours aussi gratifiante, mais aussi, de plus en plus « marteau-piquante »
Quelque part dans la banlieue Est d'Erschmatt : le petit détour qui va bien ...
... pour serrer un peu les fesses.
... et remettre le pilotage au centre du débat.
Parler ici d'un versant ardoisé signifierait qu'il reste un peu de terre entre les pierres. Ce n'est localement plus le cas de certains tronçons.
« Flow Riding on Flow Trails ». Il y a toujours une exception qui confirme la règle. Même sur la « Erschmatt Highway ».
Plus nous perdons d'altitude, plus la chaleur devient étouffante.
Et nous ne sommes finalement qu'en mai. « Maivrier » est déjà oublié.