Rando de la rive droite en passe d’obtenir le titre de « classique » de l’hiver, la Fava devient, saison après saison, une sortie incontournable. Ni son dénivelé respectable (1’200 mètres de D+), ni sa qualité de neige souvent aléatoire ou transformée, ne parviennent réduire son attrait quasi magnétique. Randonneurs débutants ou skieurs confirmés, cette rando fait généralement l’unanimité autour d’elle et recueille chaque hiver une pleine corbeille d’éloges.
Il faut dire que côté atouts, cette rando à de quoi « causer ». D’abord, un tracé joueur, tout en méandres et en rondeurs, commençant à serpenter à travers des grappes de mazots et chalets, avant de s’élever par paliers à travers alpages et haut plateaux pommelés jusqu’aux 2’500 mètres d’un épaulement final, posé comme en équilibre précaire entre le coteau contheysan et le vertigineux cirque naturel de Derborence. Ensuite, un ensoleillement exceptionnel, particulièrement appréciable durant les mois « sombres » aux journées courtes du plein hiver. Et enfin, une vue panoramique absolument époustouflante sur une large partie des Alpes valaisannes, de sa Majesté le Cervin jusqu’aux confins du massif du Mont-Blanc.
Plan de My : même pour qui aime le bleu, l'appel de la lumière est, ici plus qu'ailleurs, irrésistible.
Petit train du matin sur une fine couche de neige croutée comme du bon pain.
Retour sur cales, au moment de quitter les derniers chalets pour s'enfoncer dans la forêt de Plapon.
Malgré l'ombre, la température reste douce pour une mi-janvier.
Au-dessus de 1'700-1'800 mètres d'altitude, le manteau neigeux, épargné par les pluies de fin décembre, se montre tout-de-suite plus conséquent.
L'habituel funiculaire humain de l'alpage de Pointet.
Bouche ouverte à la recherche de molécules d'oxygène supplémentaires devant les insolites silhouettes du Sublage et du Sérac.
Quelques randonneurs plus matinaux que nous redescendent déjà à la recherche de rares pentes encore vierges, à tracer.
Le beau soleil matinal cède peu à peu sous les assauts des premiers voiles de la nième perturbation de cet hiver particulier.
Les dernières pentes sommitales et leur habituel profil pour double-cales.
Un Mont-Gond très peu tracé. Signe que les mises en garde des responsables-avalanche ont été entendu ?
Large sourire pour les ultimes pas ascendants.
Jour désormais quasi blanc, mais neige légère : un début de la descente manquant de contraste, mais plus gratifiant qu'espéré.
Au fil des randonneurs qui s'échelonnent sur le tracé d'ascension, la descente devient plus exigeante en raison d'une couche de fraîche qui s'alourdit au rythme de notre perte d'altitude.
Stop And Go, pour récupérer le solde de la troupe en train de "dépeauter"...
... avant de reprendre une cavalcade de plus en plus grise.
Les nombreux "replats" sont l'occasion de jeter un coup d'oeil aux impressionnantes cassures zébrant les champs de neige les plus exposés aux rayons du soleil.
Encore quelques virages avant le très attendu "casse-dalle" de Pointet.
Les Roitschäggätä (masques de bois) du Lötschental n'ont qu'à bien se tenir.
La semi-piste des clairières de la forêt de Plapon font le bonheur des jambes fatiguées.
Le restaurant pension de Coppet ou comment être sûr de ne jamais se tromper ... sauf peut-être d'adresse pour les randonneurs assoifés.