Du soleil, de la chaleur, un guide hors-pair , des singles de folie et une cascade de mets exotiques. Notre second été 2010 tient toutes ses promesses : premiers tours de roues nord-africains, premiers Konass’ Rides, mais aussi premières pastillas, premiers tajines, premières (mais aussi dernières) cornes de gazelles. Autre contrée, autre terrain, plus schisteux, plus argileux, plus poussiéreux, plus épineux, mais aussi autre cuisine, plus végétale et plus épicée, autres mœurs et autres ambiances. Le dépaysement est aussi grand que le bonheur de profiter de conditions météo exceptionnelles pour un mois d’octobre loin d’une Europe déjà bien froide.
Découvrir le Maroc à VTT en parcourant les contreforts de la vallée de l’Ourika, dans le Haut-Atlas au Sud de Marrakech, c’est un peu comme entamer une tournée de restaurants par un menu gastronomique à la table de la célèbre Auberge du Pont de Collonges, chère à Paul Bocuse : c’est appétissant, délicat, moelleux, gouteux et délicieusement prometteur pour la suite. Juste le temps de dépoussiérer et graisser les bikes, de retirer les innombrables épines plantées entre les crampons de nos tubeless, de remettre un peu de carburant dans le moteur (2 ou 3 Casablanca Special agrémentées de nourriture marocaine) et nous remettons le couvert demain dès l’aube.
Quitter notre riad et retrouver la sortie de la medina n'est pas la moindre des épreuves de notre première journée à Marrakech.
L'habituelle corvée d'eau du matin.
Prise en main et premiers réglages de nos montures d'emprunt.
Après un court échauffement sur piste, le premier single marocain. "Le" moment tant attendu.
Que du bonheur, mais aussi d'innombrables griffures. Le ton est donné.
Epineux en tout genre et génévriers accrocheurs seront désormais notre lot quotidien.
Les rigoles des sentiers à mules, aussi.
Certaines se gèrent en finesse ...
... d'autres plus en force.
Certaines sont larges et régulières...
... d'autres plus étroites et plus profondes...
... d'autres encore, sont plus cassantes...
... mais toutes regorgent d'intérêt pour le bike.
Les célèbres argiles de la vallée de l'Ourika, dans leur version sèche, font le bonheur du biker.
Premier village berbère...
... et premiers sourires.
Gazelles et chameaux font forcément bon ménage.
Quelques kilomètres de piste pour atteindre notre single de l'aprèm'
Le récent baptême de ce single, le Devis Roussos, est ici encore peu évident à comprendre.
La découverte des descente sur schiste : c'est beaucoup plus accrocheur que ça en a l'air et donc, rapidement sécurisant.
"Dévisse", ou l'art d'illustrer d'où le prénom de ce single à tiré son appellation.
Tant que le revêtement est schisteux et dur cela reste très gérable, mais les changement de terrains sont nombreux et les pièges omniprésents.
Chaque traversée d'oued est l'occasion de tester la précision de ses trajectoires et ses compétence en relance.
Et en plus tous les pièges de ce tracé ne sont pas liés à son revêtement oblique. Forcément, quand on s'appelle Roussos on est rarement imberbe.
Quelques secteurs mieux marqués nous offrent l'opportunité de rouler plus relâchés et sur un rythme plus rapide.
Mais la traversée de certains oueds restent toujours piégeuse.
Vous comprenez mieux le "Roussos" maintenant ?
Ombre et lumière sur une vallée perdue du Haut-Atlas.
Il commence à faire soif.
Passera, passera pas ?
PA, notre guide, montre l'exemple : passera !
Voilà un tronçon sur lequel il vaut mieux conserver une ligne précise...
... sous peine de sanction douloureusement épineuse.
Petit pont sur notre premier seguia (bisse version marocaine) ...
... et première passerelle bouthanaise à la stabilité latérale des plus aléatoire