Encora, encora e encora !
Voyage retour ou pas, il était hors de question de renoncer à notre dimanche sur le bike. Changement de vallée, changement de versant, mais pas de changement de programme. Direction le Monte Gambarogno, au nord et à l’ombre du Tamaro, pour un dimanche matin en pente douce. Enfin, douce, il faut le dire vite. Certains tronçons menant d’Alpe di Neggia à Quartino valaient leur pesant de plongée en apnée et de liquide de frein en ébulition. Une descente, une fois encore, forestière, mais entrecoupée d’alpages et de clairières aussi insolites que panoramiques.
L’ubac du Tamaro ressemble à s’y méprendre à son adret, la vue sur Locarno et son lac Majeur en plus. C’est forestier, sec, escarpé et quadrillé de « sentieri » à flanc, ou, parfois, plus descendants. Un vrai petit paradis pour bikers curieux et épicuriens, surtout en sachant que tous ses itinéraires aboutissent inévitablement dans un village « équipé » d’un ou de plusieurs « grotto » avec terrasse. Compléter notre habituel menu du dimanche en selle avec du merlot et de la polenta gratinée rajoute une petite une touche latino-méditerrannéenne qu’en fins gourmets, nos palais ne sauraient renier.
On a un instant hésité entre l'ascension du Monte Gambarogno ...
... et la plongée vers le lac Majeur.
Mais pas vraiment longtemps ;-)
Le sentiero du Val Vadina a rapidement su nous convaincre d'adopter un programme allégé pour notre 4ème jour en selle.
Mais qui di Val di ruscello et bain de pieds qui va avec.
Court portage forestier pour récupérer le chemin supérieur.
Alpe di Trecciura, la première clairère panoramique de notre trip descendant.
Et au milieu coule une rivière, la Maggia.
Retour à l'ombre (de la forêt uniquement, rassurez-vous).
Une ombre verdoyante et localement humide, versant ubac oblige.
Une descente de plus en plus remontante...
... mais un "sentiero" toujours plus divin.
Monti di Vira di Sopra, une appellation à particules et à rallonges, pour notre deuxième clairère panoramique.
Que c'est bôôô le Tessin, y a même des Hérens.
Le dépliage "on the fly" de la patte de dérailleur montre vite ses limites.
Houston, we have a problem ! Sans dérailleur et sans chaîne, ce n'est plus un VTT mais une trotinette, non ?
Transition fait donc aussi des trott', même s'ils ne le savent pas.
La vue sur le Piano di Magadino démontre que nous avons fait pas mal de chemin vers l'Est.
Après Monti di Vira di Sopra, voilà la sua sorellina, Monti di Vera di Sotto. Logique, non ?
Une nature verdoyante et boisée, témoigne d'un hiver et d'un printemps bien arrosé, en tout cas, au sud des Alpes.
Baisse la tête, le Cielo Aperto 2014 di Locarno bat son plein.
Beaucoup d'avions dans le ciel, mais un seul sur les chemins, Maître Guy.
La dernière clairière avant la plaine ...
... Campei et ses trois mazots.
Mmmmmhh, ça sent le nose wheel à plein nez (c'est le cas de le dire).
Le petit pont de bois de Bruno (le lieu pas le banquier vollégard) doit s'avouer vaincu à son tour...
... enfin, surtout quand on a des pédales.
Quand on croit qu'il n'y en a plus, y en a encore. L'ultima radura, c'est elle.
Señor Guy de plus en plus vite, et, forcément, de plus en plus flou.
Difficile de pencher plus.
Enfin un autochtone qui pense aux bikers. Mais bon, avec cette scie-là, dans deux ans, l'arbre renversé sera toujours en travers du chemin.
Les premiers faubourgs de Quartino.
Il est content, le Guy ? Il est content ?
Cool, les escaliers du paradis ont été dégagés de leur habituel tapis de feuilles mortes.
A elle seule, la panna cotta du Grotto Osteria la Strega vaut le voyage à Quartino. Mais, prenez quand même votre VTT, les chemins du Tessin le valent bien.