Après avoir joué aux indiens durant ses trois premières semaines, le voilà qui bascule, en deux coups de cuillers à pot, le temps d’un week-end, directement en mode esquimau, avec double couche de chantilly. Nous privant, au passage, de cette morne et triste saison sèche, qu’ils chérissent habituellement tant, lui et son cousin germain « décembre ».
Du coup, alors que les bikes gigotent encore, pendus à leur crochet pour l’hiver, nous voilà déjà sur nos lattes, à l’assaut d’un de ces nombreux domaines skiables encore désert. Au programme, ascension Marécottes-Creusaz-Vélard, en mode sauvage, et descente semi-domestique, via des pistes damées et lissées tout spécialement pour nous.
Quel bonheur !
Et un novembre finalement blanc, un !
Qui l’aurait parié, il y a 10 jours seulement ?
Si j'avais un peu oublié les sensations des petits matins glaciaux, l'idée du parking désert me plait bien.
Et c'est reparti pour une nouvelle saison. Tout reste à faire, y compris la trace.
Tsoumes, Luées, des "djues" à traverser et un chemin à remonter.
Belle couche de blanche et ciel radieux, le bonheur a désormais migré des roues aux lattes.
Court tronçon routier propice aux papotages.
L'incontournable arrêt "cloques", première sortie de la saison, oblige.
Avec un gros plan sur une momification podolgique, à montrer dans toutes les facultés de médecines.
C'est quand même pas 2 cloques grandes comme une pièce de 5 francs qui vont empêcher de faire la trace ?
Si ! Bon, alors suivons celle-là, elle a l'air bien profonde.
Agréable transition sous l'oeil amusé de Mr Tsarvo et Perrons.
C'est jamais un bon plan d'ouvrir la marche, surtout en début de saison.
Une machine, je vous dit, cette traçeuse !
Eh oui, sur les parties damées, c'est tout de suite plus simple. Vélard, nous voilà !
Petit coup d'oeil panoramique avant ...
... le premier selfie d'une saison qui, je l'espère, en comptera beaucoup d'autres.
Pendant que certaines manifestent leur joie d'être au sommet...
... d'autres en profitent pour jauger l'épaisseur du manteau neigeux. 50 bons centimètres, à vue de mollets.
Et quand l'arrière-garde émerge ...
... il est déjà temps de (re)plonger.
Malgré l'épaisse couche de fraîche, mieux vaut éviter d'aller goûter aux bas-côtés.
Sans sous-couche, on touche très vite le fond.
Et comme ici, le fond est principalement constitué de vastes pierriers, nos semelles vont moyennement apprécier.
D'autant que cette esquisse de piste est juste délicieuse à skier.
Neige fraîche et légère, à gérer en douceur pour tenir compte de sa faible épaisseur et douce consistance.
Y a pire comme vendredi !
Y a pied ? Non, mais ski, oui !
Hors de la piste point de salut. La preuve par l'image.
Au final, tout le monde finit par rentrer dans le droit et unique chemin menant aux Marécottes.