Les années se suivent, et nos fins de printemps se ressemblent. Entre Ascension et Fête-Dieu, comme des oiseaux migrateurs bien réglés, nous repartons vers le sud. Il y a d’abord eu le Tessin, puis le Maroc, les Canaries, la Sierra Nevada, avant que nous découvrions ce petit bout de Costa Blanca aux « sierras » cernées de mer, au micro climat « insolent », et à la douceur de vivre contagieuse. Le reste n’est qu’une histoire d’atomes crochus et de connivence. De « crew », les membres du « Costa Blanca Enduroland Team » sont devenus « potes » et les rugueux « senderos » de la « Marina Baixa » se sont « flowiser » à la vitesse grand V.
Altea, version 2.0, le retour !
Un nouveau coup d’aile orange et blanche, et nous revoilà à l’aéroport d’Alicante, pardon, d’Alacant, dialecte valencien oblige, à prodiguer « muchos besos y abrazos » à Josélito, notre guide « y papá a la semana », puis au « Guijarro », chez David, à choisir nos montures d’emprunt, et enfin, rapidement sur les hauteurs de la Nucia et dans les forêts de Xirles, pour dégourdir nos gambettes et aiguiser notre coup de guidon, dans le sillage de Dani, le 3ème membre du « gang ».
Altea, t’y va et, souvent, t’y revient.
Altea 2.0, c'est parti ! La villa est colonisée, les bikes remontés et le dernier participant, enfin arrivé.
Ne reste plus qu'à apprivoiser la vue (whaoo) et faire connaissance nos sympathiques voisins à grandes oreilles.
Autre connaissance à faire, Juan, notre guide d'un matin, premier remplaçant d'un Josélito meurtri dans sa chair.
Par contre, côté chemin, on est (momentanément) encore en terrain connu.
Mais cela ne dure que le temps de le dire et d'aborder la section 2, totalement nouvelle.
Un panorama désormais familier, dont on ne se lasse pourtant pas. De gauche à droite, Altea, Albir, la Sierra Helada et Benidorm.
Les premiers mètres de la "nueva sección 2". De la caillasse bien mouvante et de la pente. Le ton est donné !
Après quelques hectomètres tout le monde revoit le setup de son bike : diminution des pressions des pneus et ramolissement des suspat'. Bienvenido de nuevo en la Costa Blanca !
Seul notre Pierre Richard national conjugue setup avec boulon perdu et Pike qui fuit. As Usual !
Señor Dani à la baguette...
... pour une brève mais rude deuxième ascension.
Après l'endrada, le plato principal : quelques circonvolutions autour de La Nucia. Certaines qu'on connait déjà et d'autres moins.
Beaucoup de cassures et, par conséquent, beaucoup de relances, plus ou moins exigeantes. Un programme habituel pour notre Belge du groupe.
Privé provisoirement de selle, Josélito excelle à la logistique. Toujours à l'heure, toujours au bon endroit.
Tous les moyens sont bons pour se rafraîchir le goulot ... et le crâne.
La fameuse descente "impossible" avec son enfilade de rochers "no brakes". Pas d'amateurs pour la tenter.
Par contre, pour la ressortie du "rio" asséché, tout le monde s'y colle.
Le lunch de Polop : de l'ombre, des tapas et de la cerveza. Bonne humeur générale et récupération active.
Nouveau guide de l'aprèm', encore un José (Ripoll) et encore un nouveau sourire. Ou quand soleil et chemins déclinent leur bonne humeur.
La fameuse "petite" boucle de Xirles. Toujours aussi longue, toujours aussi dénivelée et toujours aussi éprouvante, surtout sous le cagna désormais installé.
Smoothie végétale, spécial "recovery". Décidément, les Belges n'ont ni goût, ni limites.