Après quelques chemins plus ou moins « interdits », il y a tout juste une semaine, un sentier plus ou moins « abandonné ». Décidément, le menu de nos vendredis semi-confinés, mais en selle, ne fait ni dans l’ordinaire, ni dans l’insipide. Rameau secondaire de la branche « Sarreyer » de la célèbre « Vallée Express », ce chemin oublié, louvoyant à travers la forêt de l’Arbaray, n’avait encore jamais réussi à attirer notre attention, ni nos roues, par conséquent. Mais voilà, à force de rouler confinés, en démarrant de notre pas de porte, on a fini par en découvrir son entrée cachée, puis, par enrouler ses lacets retords et dévaler ses rampes abruptes.
Une découverte intéressante mais un peu contrastée. Pour devenir véritablement « bikable », ce tracé pédestre abandonné mériterait d’être beaucoup roulé, de façon à créer un semblant de sillon où les roues puissent prendre appui au moment d’engager ses nombreux toboggans tous plus vertigineux et déversants les uns que les autres. En l’état, plonger sur le revêtement mou et faiblement adhérent de ses tronçons les plus abrupts, c’est un peu comme se prendre pour Jacques Mayol dans le Grand Bleu. Quand la roue arrière bloquée dérape inexorablement vers la ligne de plus grande pente et que la vitesse continue à augmenter, il faut avoir quelques notions d’apnée pour ne rien lâcher, et surtout pas ses freins.
En revanche, côté atout, un chemin non répertorié, désescaladé un vendredi matin d’avril, contribue grandement à éviter la propagation de l’ami Covid. Y croiser un randonneur, ou, éventuellement, un autre « biker » fou, relève du phantasme, comme bon nombre de théories fumeuses à propos de ce satané virus.
Vous partez encore rouler ? Mais, c'est tous les vendredis, alors ?
Il y a des panoramas qu'on voit tous les jours, mais dont, jamais, on ne peut se lasser.
Avec un peu de conviction, de force et d'équilibre, presque tous les névés finissent par passer. Et le presque prend ici toute son importance.
Cool, c'est pas interdit aux vélos ....
Tant qu'il reste un sillon pas trop profond ou une étroite bande déneigée, il est inutile de vouloir à tout prix se mouiller les pieds.
Adret VS Ubac : chaque versant a les printemps qu'il peut, mais pour la pratique du bike, c'est plutôt un atout d'habiter sur un versant exposé au sud.
C'est localement un peu Bagdad, mais avec un bon choix de lignes et une pointe d'adresse, rien n'arrête Sieur Levo.
Enfin, si. Un névé plus mou que les autres finit par avoir raison de ses capacités de franchissement.
Si le Mintset m'était conté, c'est par un matin d'avril que son histoire devrait débuter.
Le départ de la "Vallée Express" : tout en moraines et en panoramas d'exception.
Rouler ou admirer, si vous hésitez, le tracé fera le choix pour vous.
Devenu multi-lignes au fil des saisons et des passages, cette descente multiplie l'intérêt, au contraire des comptes épargne, actuellement.
Keep Smiling ! De toute façon, ici, c'est difficile de faire autrement.
Pour certains, plus que pour d'autres, c'est clairement le chemin de la maison.
Le responsable de l'entretien des chemins ne fait sûrement pas de VTT. Ses rigoles, creusées pour en extraire l'eau, sont souvent positionnées aux plus mauvais endroits.
Vu la profondeur du sillon, on est encore en terre connue (et parcourue).
Même pour les adeptes de mikado, il y a un moment où l'enchevêtrement devient ingérable.
Quelle était verte et sinueuse, ma vallée.
La partie de la "Vallée" où les lacets sont encore conviviaux.
Se dire qu'on aura pas à affronter leurs cousins du bas, nous encourage à en profiter jusqu'au bout des crampons.
La branche "Sarreyer" de la "Vallée Express" débute tout en douceur ...
... avant de se transformer en une succession de toboggans, pas toujours très rassurants.
L'entrée du chemin de l'Arbaray : même avec beaucoup de bonne volonté, elle est loin d'être simple à trouver.
Ici, tous les dévers mènent à Lourtier. Mais, sur le chemin, il vaut mieux tout faire pour rester.
Et quand le plan incliné calme enfin son attractivité, c'est le revêtement qui se fait à son tour fuyant.
Déclivité en baisse et sérénité retrouvée.
Sans les arbres renversés, rejoindre Lourtier deviendrai une formalité.
Surtout quand le commité d'accueil est au rendez vous.