Avec des derniers jours de juillet sous le signe de la quatrième canicule de l’été, il faut essayer de privilégier les itinéraires adaptés à une pratique du VTT intelligente. A savoir, départ matinal, démarrage en altitude et dénivelé positif modéré. A ces trois critères de base, la boucle du Petit Mont Bonvin en rajoute un quatrième, fort appréciable, un dénivelé négatif qui dépasse largement son pendant positif. Même si, pour ça, il faut terminer la descente à travers un des versants le plus brûlants du Valais Central, celui de Salquenen, dans l’étouffante fournaise de la plaine du Rhône.
Résultat de la journée, côté météo, c’était « moins pire » que prévu. En effet, le ciel étant resté plutôt voilé, les températures ne se sont heureusement pas envolées, en même temps, qu’en altitude, un chouette petit « biset » nous a souvent ventilé, nous évitant toute surchauffe intempestive. Et côté parcours, nous l’avions rarement roulé aussi peu boueux, ni aussi peu, neigeux.
Finalement, on était pas loin de la journée VTT parfaite, météo et tracé se complétant pour la rendre bien plus gratifiante que nous l’avions initialement envisagée.
L'été 2026 est-il un été à épilobes ? Les fidèles lecteurs de ce site ne pourront que confirmer sa présence sur de nombreuses photos depuis le début de la saison.
La remontée d'un domaine skiable n'est jamais une sinécure à VTT. Même en « assistés ». Celui de Crans-Montana ne déroge évidemment pas à la règle.
Un alpage intégralement dédié à des « Hérens », c'est, aujourd'hui, particulièrement rare.
Et ce n'est malheureusement pas le cas de celui de Merdechon, qui a simplement « splitté » son troupeau pour en séparer les races.
A propos de couleur de bétail, nous laissons sans regret derrière nous le restaurant de la Vache Noire et ses 2400 mètres d'altitude, pour nous attaquer à un des plus incroyable chemin perché du Valais.
Le chemin de Bèveron, malgré le fait qu'il soit cerné de falaises et de ravins, propose un chemin extrêmement « bikable ».
Même si personne ne peut nier que nous vivons une saison de canicules à répétitions, cela ne semble pas spécialement affecter la végétation locale.
Un œil connaisseur vous dirait que, d'ici, on peut voir pratiquement toute la suite de l'itinéraire jusqu'à la plaine du Rhône.
Plus on se rapproche des Outannes, plus la caillasse prend le pas sur les pâturages.
Et plus les torrents éphémères à traverser deviennent nombreux et sûrement compliqués à gérer en cas d'orages.
Du coup, nous profitons d'avancer et de les traverser dans la foulée, pour éviter d'être concernés par ceux d'ores et déjà annoncés pour l'après-midi.
Un dernier jour de juillet en pente douce et fleurie.
Comment ne pas se sentir tout petit face à tant de minéralité exposée.
Les premiers des 2'000 mètres de dénivelé négatifs sont incontestablement les plus appréciés de notre journée.
Au royaume des éboulis, un chemin lisse comme la peau d'un bébé et terreux comme la saveur d'un whisky écossais est rare et forcément roi.
Et à propos d'Ecosse, notre sentier du jour est cerné de son emblème préféré, le chardon.
Si la célèbre cascade de la Tièche n'est clairement pas la plus tumultueuse de ces dernières années, elle n'est pas non plus asséchée par les canicules de cet été particulier.
Histoire de varier les itinéraire, pour cette édition 2026, nous persévérons en rive droite de la Tièche.
L'avantage de cette option, c'est que la descente y est intégralement « single-trackeuse »
Le désavantage, c'est qu'elle est partiellement recouverte de caillasse instable et piégeuse.
Après avoir facilement franchi la Tièche sur son petit « barrage-passerelle », il faut ensuite s'attaquer au Lavagir. Et c'est là, une toute autre affaire.
Une affaire pourtant rapidement expédiée, cette année, faible débit du torrent de montagne oblige.
Plus on se rapproche des Bourlas, plus notre chemin devient racineux et défoncé. Tout l'intérêt d'avoir un vélo avec des suspensions bien réglées.
Histoire de ne pas multiplier les mêmes traversées, nous choisissons, une fois n'est pas coutume, la branche « Cordona » de l'itinéraire.
Clairement plus « roots », mais pas forcément plus aventureuse que la branche « Varen » .
La « Salgesch Express » version express pour tenter d'échapper aux premières gouttes de pluie.
Express ne signifie pas forcément inappliquée. Enfin, pas pour tout le monde.
Inédite variante finale, par la rive droite de la Raspille et ses pyramides avec escaliers.