Tatz et nous, c’est une longue histoire !
Une histoire entamée au printemps 2011, un 17 avril ensoleillé.
15 ans plus tard, pratiquement jour pour jour, Tatz est encore et toujours à notre programme printanier.
A croire que les histoires d’amour sont faites pour durer et les rendez-vous réguliers faits pour être honorés.
Il y a 15 ans, Tatz était une destination haut-valaisanne un peu exotique. Son chemin principal, le « Tatzweg » n’était encore qu’un sentier pédestre, épargné par le VTT de masse. Entreprendre cette sortie était une sorte d’escapade « outre-Raspille », un peu « roots », hors des sentiers battus « welsch ».
Aujourd’hui, le village perché est devenu un « spot » de bike connu, reconnu et assidument fréquenté, en particulier par les adeptes de « shuttle », pour qui sa petite route d’accès, ouverte aux véhicules, est une sorte de pain béni pour éviter d’avoir à pédaler.
Au rayon descendant, le « Tatzweg », faute de véritable entretien, ressemble, maintenant, plus à un dévaloir pour roues cramponnées, qu’à un pittoresque chemin de moyenne montagne. Son petit frère, timide et de plus en plus effacé, le « Liduwaldweg » n’en finissant plus de disparaitre sous l’envahissante végétation méditerranéenne de la rive droite du Rhône, ne reste désormais que son cousin, un peu à l’ouest, le « Laduweg » pour justifier l’effort d’avaler à la pédale les 1100 mètres de D+ donnant accès à son sinueux tracé semi forestier.
Un Tatz et ça repart !
Un petit crochet par la chapelle de Ladu ? Pas forcément superflu avant la première « vraie » descente de la saison.
Adret VS Ubac. A altitude identique, enneigement clairement différent, en cet mi-printemps.
Tatz, village perché ? La preuve par l'image.
Serre les fesses, ça va bien (se) passer. 1'700 mètres, l'altitude fatidique de ce 18 avril. Les névés ne sont pas très grands, mais nombreux et plus profonds qu'on ne l'imaginait.
La piste forestière, mais surtout, panoramique, qui mène à Spilbielalpji. L'alpage le moins aisé à prononcer pour une gorge « welsch ».
L'Alpweg n'est clairement pas le chemin le plus piégeux de notre itinéraire. Pour autant, le premier lacet d'une saison, reste toujours un test. Apparemment, on « sait » encore.
Cascade cristalline sur un nième cours d'eau éphémère alimenté par la fonte des neiges.
Même si ce 17 avril n'a rien de commun avec celui de 2025, certains arbres ont du mal à relever la tête à la sortie de hiver. Ce qui, par mimétisme, nous force à baisser la nôtre.
Ladu, version 2.0. Après le ruban de bitume lors de l'ascension, le « wanderweg », pour la descente.
Une rapide prise de contact avec la population autochtone nous confirme que le « Furegassu », privé d'entretien, n'est définitivement plus une option pour continuer notre plongée.
Du coup, retour en terres connues : le « Laduweg » et ses lacets lascifs.
Ses transitions panoramiques.
Et ses oratoires aussi bénis que son tracé.
C'est frappant comme ce « Laduweg » ressemble localement à son cousin oriental, le « Tatzweg », les ornières creusées, en moins.
Et peut-être, aussi, une caillasse légèrement moins fuyante.
« Laduweg » ? « Tatzweg » ? Faut avoir un sacré sens de l'orientation et de l'observation pour le deviner sur la base d'un unique cliché.
Même le passage inférieur sous la ligne du BLS ressemble à s'y méprendre à son voisin de l'Est.
Ce que vous pensez peut-être n'être qu'un chalet supplémentaire, est en fait la gare de Hohtenn sur la ligne du BLS.
Plus on perd d'altitude, plus on gagne en stabilité. Forcément, les pavés du chemin sont de plus en plus fixes.
Le « Grundweg » en guise de dessert ? Qui sommes nous pour oser le refuser.
Le dernier lacet de la journée, aussi important que le premier. L'aisance naturelle retrouvée, en prime.