Le Portail de Fully, c’est avant tout un « coin ».
Un beau coin, au sens un bel endroit. Un magnifique épaulement alpin, panoramique, sauvage et aérien. Mais, le Portail c’est aussi un coin au sens topographique du terme. Un angle convexe dans le plus ou moins rectiligne versant nord de vallée du Rhône, une encoignure prononcée marquant un changement de direction radical du fleuve, une sorte de péninsule montagneuse entre deux tronçons de vallée imbriquées à angle quasiment droit.
Mais le Portail, pour tout VTTiste qui se respecte, c’est surtout le « spot » à fréquenter au moins une fois dans la saison. Un « spot » qui sait se faire mériter du haut de ses 1’480 mètres de dénivelé à escalader. Un « spot » posé, comme en équilibre, à 2270 mètres d’altitude, qu’on atteint intégralement « sellé », d’abord via une piste forestière longue comme un jour entier sans vélo, puis via une succession de chemins courant à travers les forêts et les pâturages de l’alpage de Malève. Un « spot » qui donne accès à l’une des plus belle traversée en balcon de tout le Vieux-Pays, entre les falaises et les à pics du Chavalard.
Un itinéraire qu’on pourrait même qualifier de parfait s’il proposait une descente finale, en dessous des villages de Buitonnaz et d’Euloz, loin des routes et pistes asphaltées parcourant son vignoble.
Cabane du Scex Carro, arrêt sur demande. Après les 900 premiers mètres d'ascension, les « petits » assistés ont les mollets qui piquent un peu.
Si, si, Maé, je te promets. Ce n'est pas vraiment un chemin, mais c'est quand même notre chemin !
La famille Butty à l'oeuvre. Si Maé survole les obstacles du chemin, ce n'est absolument pas signe que ça passe « crème » pour le commun des VTTistes.
Allez, super Maé, on y croit !
Ah oui, mais non. On y croit, mais pas comme ça. Avec plus de relâchement et plus de finesse.
Le tronçon le plus exigeant de l'ascension. Pfff... Trop fastoche. Même pas peur de faire « pied ».
2330 mètres d'altitude et enfin un peu d'horizontalité à rouler. C'est pas trop tôt !
Horizontalité hautement appréciée et immédiatement mise à profit pour hausser le rythme.
Les Dents du Midi. Dire qu'elles ont accompagner l'intégralité de notre montée, et que, dans une minute à peine, on va définitivement les oublier.
Quand je vous dis que ce Portail est un sacré beau « coin », vous le croyez ou pas ?
Chemin perché pour une géant blanc omniprésent.
Changement de versant, changement de décor et changement de pilotage. Fini de rigoler, il faut désormais viser et bien viser pour rester « sellés »
Maé, je pense que c'est moins difficile de passer à vélo.... A condition d'oser défier les à pics sous ses pieds, ou sous ses roues.
C'est une bonne idée de ne pas quitter des yeux cet étroit ruban de terre perchée au-dessus des falaises.
Lui Desande, la mal nommée, pour un chemin piégeux comme un vendeur d'assurances et qui n'en finit pas de remonter à chaque fois qu'il le peut.
Pour ceux qui ne connaissent que le restaurant du même nom, je vous présente son Altesse, le Grand Chavalard, seule véritable montagne du peuple de Fully.
Allez, allez, Maé, faut jamais rien lâcher, sur un malentendu, ça peu éventuellement passer.
Le Lac Inférieur de Sorniot. Inférieur par le nom, pas par la beauté sauvage exposée.
Les 100 derniers mètres de la journée ne sont clairement pas les plus aisés à escalader.
Pas une raison suffisante pour empêcher Maé d'apprécier la vue sur l'autre géant blanc du coin, Maitre Grand Combin.
Les Butty père et fille, nez dans le guidon et pulsations au balcon.
Magique Maé ! A partir de là, y a plus qu'à utiliser la gravité terrestre pour continuer à avancer.
L'image d'accroche du billet AlpA. Ca valait bien un petit aller retour express pour la cadrer.
Duo d'ombres chinoises pour un chemin béni.
La traversée d'un des nombreux affluents du torrent de la Reuve.
Le tortillard de Lousine : simple formalité pour l'amie Maé.
Autre torrent, un peu asséché lui aussi, celui de Randonnaz déroule sous nos roues pratiquement les derniers pièges de l'itinéraire.