Nouveau séjour dans la haute vallée de Conche sous le signe de l’été indien, voire carrément, de l’été tout court. Même si nous avons environ 2 à 3 semaines d’avance sur notre « timing » habituel, les températures sont vraiment incroyables pour ces derniers jours de septembre. Du coup, plusieurs projets qui n’avaient pas abouti lors de nos précédents « gomser pèlerinages » reviennent clairement tentables, en cette année que certains qualifieront de bénie, et d’autres, de début de fin du monde.
Découvert avec bonheur l’an passé, malgré un accès partiellement enneigé et verglacé, les vastes combes dominant Oberwald et les incroyables « trails » qui y ont été aménagés, ne pouvaient évidemment pas, ne pas être de notre voyage 2026. Ce fond de vallée, et accessoirement du Valais, est à la fois un versant très panoramique et un secteur béni pour le VTT. Combiné avec un rapide détour dans le sauvage Geretal voisin, cet itinéraire a, cette année encore, contribué à nous offrir une journée de rêve, comme peu d’endroits savent en proposer.
Il est de bon ton de traiter les « E-bikers » de fainéants. Alors, que dire de tous ces « musculaires » qui avalent les 17 km et les 1100 mètres de D+ de la Furka, le cul vissé sur un siège de Car Postal ?
Et quand les 2429 mètres du col Urano-Valaisan sont enfin atteints, il faut encore s'élever pour franchir le profond vallon du Muttbach.
Par rapport aux 83 mètres de dénivelé affrontés par les « acoustiques » en Car Postal, c'est clair, on est de grosses feignasses....
En parlant de franchir le torrent (asséché) du Muttbach, voilà à quoi ça ressemble. Keep Relax et continue à pédaler quoiqu'il se passe !
La famille Gärstenhorn est toujours bien présente dans notre champs de vision, même si elle est chaque année un peu plus desséchée.
Contourner le Tällistock, c'est un peu comme rouler dans une carte postale.
C'est absolument splendide à regarder et pas du tout « dégueu » à rouler.
Il y a une année, nous roulions (ou poussions) ici même, les pieds mouillés et les mains gelés.
A chaque année, sa météo, même si pour la pratique du VTT, 2026 nous semble quand même mieux adapté.
1525 mètres de dénivelé avalé, ça pique autant les jambes que les yeux, quand il s'agit de ceux menant au Furkatrail, juste sur le versant opposé.
Quand le pré (de Hirschblatte) déroule sa terre meuble sous nos roues, c'est que l'heure du grand basculement a pratiquement sonné.
Un incontournable cliché devant sa Majesté « Rhonegletscher »...
.... avant de laisser (enfin) la gravité (terrestre) jouer son rôle le plus apprécié des « bikers ».
Furkatrail - Septembre 2026 - Episode 2 - Le Retour
Si vous regardez la même photo, prise, ici même, en octobre 2025, vous pouvez jouer au jeu des sept erreurs. Pour info, le changement de vélo n'en fait pas partie. C'est une constante chez moi.
L'ancien hôtel Belvédère, le lac, le glacier et la « bikeuse », tout est célèbre sur cette photo.
Sur sa partie supérieure, rien n'est plus facile que de rouler le pré en lieu et place de la terre dure du Furkatrail.
Quand la crête de Bidmer se transforme en falaise, le chemin choisit de revenir sur ses pas et de plonger vers Firbäch.
C'est plutôt une bonne idée, car à la place des à pics, il y a principalement du pré.
Quelle était verte la vallée. Surtout par contraste avec ses hauts pâturages à l'herbe déjà jaunie et desséchée.
Le « Furkatrail » comme si vous y étiez.
Jamais compliqué, mais jamais donné, non plus, c'est l'itinéraire du coin, à rouler au moins une fois dans sa vie de VTTiste.
Voir d'où l'on vient et savoir où l'on va, pointent ici vers la même localité : Münster et son célèbre Landhaus.
Des doigts toujours levés, qui n'ont, ici, rien d'un geste obsène, mais qui vous garde à tout moment en sécurité.
La traversée d'un des nombreux affluents du Lengesbach, est un peu la cerise sur un gâteau parfois trop vite avalé.
Et quand c'est raté, il faut savoir se reconcentrer et réessayer. Comme avec les gâteaux, en fait.
A l'approche de l'alpage de Gänd, le chemin, qui doit désormais composer avec les crêtes et les combes, gagne en lacets ce qu'il perd en facilité.
Pas de quoi désarçonner notre « bikeuse » préférée, chaque année plus aguerrie.
Etre dans le rouge n'a pas la même signification à VTT ou dans la finance.
Revoir Oberwald et continuer à sinuer. Si la perspective change, notre menu, pas vraiment.
Le « Furkatrail » accède facilement au rang envié de « single » 5 étoiles. Privilège rare, malgré les nombreux prétendants répartis un peu partout dans le Vieux-Pays.
Oublié, l'an passé, le tronçon « Geretal » du « Furka » débute par une solide remontée, pas piquée des verres de bière, désormais à portée de roues.
Ceux du « Bergrestaurant Hungerberg » et son pré dont panoramique n'est que le prénom.
Le secteur « Geretal » du « Furka » n'a rien de vraiment sauvage, mis à part la perspective de son fond de vallée perdue.
Pourtant nos amis « Oberwalliser » se sont senti obligés d'y ériger une petite chapelle. Pour se faire pardonner leurs nombreux péchés ?