L’automne est là. Et avec lui, la perspective de la fin de saison de VTT. Si octobre rime, cette année encore, avec été indien, il permettra de rajouter quelques sorties à un carnet de courses déjà bien rempli. Mais, pour rajouter des sorties, après l’été, il faut parfois faire preuve d’un peu d’imagination pour éviter les doublons. Ou alors, comme en ce frais dimanche d’octobre, partir à la découverte d’un secteur encore peu roulé.
Si le versant de la rive gauche de la région de Bourg-St-Pierre regorge de courses classiques de ski de rando, Creta de Vella, Mourin ou Becca Colinte, en matière de VTT, c’est un peu « Terra incognita ». Alors, nous avons décidé d’aller en explorer quelques sentiers « traitillés », sans grandes illusions à propos du résultat. En 2026, les sentiers « bikables » mais dont personnes n’a jamais entendu parlé sont une denrée rare.
Résultat des courses, mi figue, mi raisin. Si le premier tronçon de chemin, entre l’Emenne et Champlong est souvent roulable, il ne l’est malheureusement jamais très longtemps. A chaque retour en selle succède plus ou moins rapidement un passage trop cabossé pour être roulé. Peu, ou pas, entretenu, peu utilisé, il est en passe d’être rendu à Dame Nature. En revanche, une fois Champlong atteint et le torrent des Arpalles, franchi, tout change, y compris la Commune qui entretient les chemins. Et là, la plongée sur la Niort, puis Palasuit, dévoile un petit bijou de chemin comme il en n’existe aucun autre dans la région. Sinueux, joueur, parfois technique, mais souvent accueillant.
La remontée du Val d'Entremont entre Liddes et Bourg-St-Pierre, par 10° au soleil. Sauf qu'il n'y a presque pas (encore) de soleil sur ce tronçon. Ca pique !
Y a comme un cheveu sur la soupe. Ou plutôt un mur sur notre itinéraire.
L'automne a commencé à repeindre les feuillus.
500 mètres de dénivelé en 3 kilomètre de piste défoncée. Ca pique ! Mais cette fois ce n'est pas à cause de la température.
De bleu, de bleu. On pourrait se croire à Moiry. Sauf, que si le Val d'Anniviers avait un route internationale pour se rendre en Italie, ça se saurait, non ?
L'Emenne qui n'est pas dans la banlieue de Lucerne demande clairement un peu plus de conviction pour être rejointe à la force du mollet (et du M2S).
L'entrée dans le chemin qui n'en est pas immédiatement un. Heureusement, ses balises se voient de loin.
Franchir le torrent du Lavencher, sans se mouiller les pieds. Facile après un tel été !
Quand le (non) chemin est multiligne, savoir choisir la bonne permet (parfois) de persévérer en selle.
Ressortir de la « gonfle », c'est un peu la vocation même de l'Avinox.
Avec un Levo, ça peut le faire aussi, mais c'est juste un peu plus bruyant et pourtant moins explosif.
Si l'automne a commencé à repeindre les arbres, la dernière perturbation, elle, s'est fait un plaisir de blanchir les sommets.
Toujours pas de véritable chemin, mais un plateau aussi « bikable » que panoramique.
Le bonheur est, une fois de plus, dans le pré, particulièrement quand il n'y a pas de chemin tracé.
Entre Vélan et Combin, même, ou surtout, sans chemin.
Pas de (che)min, mais du chocolat quand même.
Deux JP pour le prix d'un seul. Merci au reflet des lacs sans nom.
Sans nom, mais pas sans atouts photographiques.
Les haut plateaux tibétains n'ont pas mieux à offrir.
Pourquoi acheter un drone pour photographier Bourg-St-Pierre ?
Notre « non-chemin » en devient peu à peu, un.
Il est même localement à peu près roulable, mais jamais très longtemps, malheureusement pour la semelle de nos chaussures.
Alpage de Champlong rime avec changement de chanson.
Même si l'entrée en matière est plutôt broussailleuse et jardinière..
La suite nous conforte rapidement dans notre choix persévérer à flanc (de la Creta Vella)
La plongée sur la Niord touche rapidement au sublime.
Son chemin est un petit bijou à rouler.
Et par conséquent, les occasions de faire des photos, aussi rares qu'une semaine sans vélo.