AlpAvistA et le Restipass, c’est une longue histoire. Une histoire faite de hauts et de bas, de bonheurs et de renoncements, de sourires et de pleurs. Une histoire qui a commencé, comme souvent, sur une carte nationale suisse. Un doigt qui suit un traitillés tortueux, contourne des sommets, franchit des combes, enjambe un torrent ou deux, serpente à travers une succession d’alpages, escalade des cols et, finalement, relie des vallées. Le passage initial du virtuel au réel reste encore gravé dans ma mémoire. Une telle somme de joyaux alpins et de bonheur VTTesque réunis dans une seule et même journée de selle peut aujourd’hui encore, être considérée comme exceptionnelle. Mais cette longue histoire compte aussi quelques anicroches ayant perturbé ou écourté certains millésimes : un dérailleur cassé dans l’ascension initiale ou un brouillard collant et tenace, refusant de céder sous les assauts d’un peu vaillant soleil d’automne.
Loin des « crosseux », de leurs sentiers rabotés et de leur inévitable chrono, loin des « freerideux », de leur mécanisation ascensionnelle et de leurs chemins battus et rebattus, le Restipass, avec son exigeant et superbe circuit alpin autour du Niven, du Faldumrothorn et du Loicherspitza, reste un phénoménal itinéraire « All Mountain ». Du single à profusion et à l’état naturel, du dénivelé conséquent et alterné, du pédalage, du portage, de l’effort, de la sueur, de l’agilité, de l’application, de la concentration, mais surtout, une paire d’yeux qui pétille en permanence face à l’incroyable succession de paysages tous plus ahurissants les uns que les autres.
Fenêtre sud pour un petit déj' d'exception.
Ca commence sur un air connu : le tumulte des eaux du Feschilju et l'exigeant sentier qui remonte vers le village de Bachalp.
Autre tube de cet été : l'incontournable single Bachalp-Oberu.
L'expression "Monts et Merveilles" prend ici une autre signification.
Oberu en vue !
La petite chapelle de Galm. Pourquoi nos amis haut-valaisans se sentent-ils obligés de bâtir des édifices religieux sur tous leurs alpages ? Parce qu'ils ont beaucoup de péchés à se faire pardonner ? (Non, je ne l'ai pas dit fort.)
Rubalises et sentier réaménagé. Ne manquent plus que des sachets de gels énergétiques éparpillés un peu partout et on se croirait sur le parcours du Grand Raid.
Après un premier court portage, retour en selle sur le caillouteux et vachard* chemin qui s'élève vers le Wysse See.
* pas spécialement difficile, mais encombré de vaches.
Très drôle ! En matière de cornes, je suis déjà équipé et je sais m'en servir. Tu veux tester ?
Un Restipass qui ne semble attendre que nous.
Ben, il est patient. Notre dernier passage date de juillet 2007.
A roue avant fuyante, pied amont vif et agile éloigne du dentiste.
Un vrai col à bike.
Enfin, presque...
Riding On The Moon ?
Comme tous les mecs, je suis monotâche. Respirer ou sourire, il faut choisir.
Tempête de ciel bleu sur sa majesté le Loetschental.
JP's Home. Ben mon cochon, c'est plutôt sympa chez toi.
Un chemin, c'est parfois l'idée qu'on s'en fait et les trajectoires qu'on choisit.
Herbeuses et roulantes...
... ou plus cassantes et piégieuses.
Mais un chemin comme celui qui relie Restialp à son "pass", c'est avant tout un décor époustouflant...
... agrémenté de quelques zones humides et glissantes...
... de deux ou trois descentes en rappel...
... et d'innombrables et traîtresses marches qui vous font mériter le coca salvateur de la petite terrasse surplombant le village de Ferden.
La dernière bulle à peine ingérée, retour en selle pour une transition de rêve : Restialp-Faldumalp.
Encore un single d'exception...
... et encore des panoramas grandioses.
Tiens, c'est quoi ce col, droit devant ?
Le Faldumpass ?
Tu crois que ça passe en bike ?
Va falloir revenir pour le savoir.
Les grands Loetschentaler finissent toujours par se rencontrer : JP & son altesse, le Bietschhorn.
La terrible remontée vers la petite chapelle de bois de Faldumalp : pénitence pour bas-valaisan mécréant ?
Bienvenue à Underi Meiggu !
Merci, mais si je pouvais éviter d'y rester en rade, ça m'arrangerait.
Also, direction Jeizinen, options chemin forestier joueur et solde d'énergie à dépenser.
La plongée finale vers Gampel et son Open Air 2010 au son lourd et puissant du groupe Gotthard.
Ca vous tente pas un peu de camping musical écrasé de chaleur et secoué par les baffles de la sono ?
Hard Rock et fournaise, un cocktail étonnant pour une fin de descente "Orangina" (Secouez-moi, secouez-moi)