« Sympathique sortie mécanisée, sans D+, cherche bikers décidés à affronter ce triste juillet 2011 pour faire un bout de chemin ensemble.»
Si l’annonce était loin d’être inintéressante, sa programmation agendée à un vendredi, laissait finalement peu d’espoir de lui garantir un véritable succès populaire. Et bien, détrompez-vous. On aura rarement été aussi nombreux au rendez-vous du Châble pour cette boucle autour du plus célèbre « caillou » local, le Mont-Fort.
Du single pétillant et corsé, quelques bisses au caractère incommode ou à la nature plus conciliante, de la piste caillouteuse, deux ou trois tronçons aussi collants que boueux, de la caillasse, des lacets virevoltants, des marches bien cassantes, et, judicieusement répartis sur une fin de boucle retrouvant le soleil, quelques chalets accueillants, le menu de ce dernier jour semi-hivernal de l’été 2011, en délaissant le dénivelé positif, proposait un menu parfaitement adapté pour rouler en groupe, dans une ambiance festive et conviviale, voir carrément « vanneuse » pour qui avait la « malchance » d’être l’unique représentant du plat-pays si magnifiquement chanté par le grand Brel.
Par un froid matin de novembre sur la piste en lacets menant au Col des Mines. Ah, m...e, on est en juillet.
Quinze petites minutes pour avaler l'intégralité du D+ de la journée, y a pas à dire, cette sortie n'a déjà plus rien d'habituel.
Encore un matin...
Un matin pas pour rien...
Un cintre au creux des mains.
Encore un matin...
Avec un chemin sans fin.
Matin brumeux
Matin sourire
ou matin appliqué
qu'importe la couleur du matin
quand on a la chance de le passer en selle, loin du turbin.
L'art du bisse raconté aux bikeuses joueuses.
C'est plutôt plat, souvent étroit, parfois vertigineux, parfois piégeux, mais toujours exigeant et donc, valorisant.
T'as des problèmes digestifs ou c'est ton haleine habituelle ?
Tiens, un bisse qui fait dans le lacet en portage ? Plus de doute, on se rapproche dangereusement de Bjeduiland.
Moins de mets goûteux que de vannes douteuses, mais une ambiance au diapason d'un soleil daignant enfin s'extriper de ses limbes.
Je le crois pas ! Même avec ton cintre de 2 mètres ça passe... Doivent avoir élargi, c'est pas possible.
Quelques télé -sièges et fériques- plus tard.
Welcome home, dans l'hiver de ce triste juillet 11.
La séance marteau-piqueur du jour. En même temps, c'est vrai qu'en hiver tout est ici plus aseptisé.
Plus jamais je te vends de bike si tu persistes à les traiter comme ça.
Quand la piste se fait rectiligne, c'est le marécage qui se charge de sinuer.
Comment changer de saison en moins de 15 minutes. Suffit de perdre un petit millier de mètres d'altitude via un chemin rapidement redevenu intéressant.
Ma qué concentración, amigo.
Simple figure de style ou urgent besoin de nouvelles lunettes ?
Y a ceux qui ont un casque ... et ceux qui boivent des bières.