Histoire de laisser reposer un peu nos pieds fatigués par les heures de marche d’il y a deux jours, du côté du Sanetsch, nous avons mis au programme de ce premier jour de septembre, une p’tite sortie « pure bike », sans portage et sans névé, mais pas sans chemin. Si l’interminable et usante ascension jusqu’à la crête de Bavon nous était familière, la descente de Plan Monnay sur Montatuay, à la réputation sulfureuse, était totalement inédite. Sur ses 1’200 mètres de D-, ce single nous a fait passer par tous les états d’âmes.
Un démarrage en douceur, à travers un relief pommelé, forestier et plutôt engageant, suivi d’un premier tronçon ludique à souhait et peu engagé, jusqu’à Plan Bleu. C’est ensuite que les choses se corsent, comme le disent nos amis de l’île de beauté. Ce n’est pas tant la succession de traversées et de lacets qui posent problème, mais l’incroyable étroitesse d’un sentier très déversant et racineux en diable. A peu près gérable, par temps sec, ce tronçon est à déconseiller avec un revêtement humide. La moindre erreur se paie cache et pas forcément bon marché, vu l’escarpement du versant sur lequel il serpente. Pour la partie finale, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de virer votre selle et votre cerveau. Vous n’aurez besoin ni de l’une, ni de l’autre. Clippez simplement vos pédales, posez votre postérieur sur la roue arrière et contentez vous de garder votre cintre à peu près droit. Après quelques hectomètres d’une vertigineuse plongée via un ancien « tsable » à bois, dont abrupt n’est que l’esquisse du prénom, vous ne pourrez que remercier votre fournisseur de plaquettes d’avoir fabriquer un produit si fiable… ou pas.
Bike d’emprunt et réglages du matin, même quand on est un invité aussi prestigieux que Joe Schwarz himself.
Dame nature a parfois une âme d’artiste.
La remontée des pistes de Bavon : puls’ dans le rouge et nez sur le guidon.
Pas d’ascension mécanisée au menu de la journée…
… mais une première descente improvisée et sans véritable chemin.
Une brume récalcitrante, mais pas de mauvais temps annoncé à l’horizon.
Plan Monnay, le bien nommé.
Enfin, plan légèrement incliné quand même.
Notre promontoire du jour …
… en ravit certains…
… et en réjouit d’autres.
Monture « full new » mais moteur encore un peu fatigué par l’expédition du vendredi.
Sieste crapuleuse ?
Quand l’invité sourit c’est que sa monture d’un jour lui convient ou que le chemin est divin.
Direction Montatuay, d’abord en pente douce…
… puis avec plus de pente…
… mais toujours avec un panorama à couper le souffle.
A la sortie du premier secteur, un sourire qui en dit plus long que tous les mots.
Les travaux forestiers entrepris après les diverses tempêtes de foehn nous obligent à quelques aller-retours pédalant…
… pour changer de paliers.
Le plus compliqué n’est de prêter son nouveau 27.5 à Joe…
… mais d’avoir les arguments convaincants (et en anglais) pour qu’il soit d’accord de le rendre.
Quand les escaliers sont suffisamment grands, le plaisir du biker est géant.
Bike Attitude. (c’est un métier)
Blocs ératiques et signes cabalistiques.
Passera ? Passera-pas ? Au delà de 75 cm de cintre, descendez du bike, ça vous évitera de vous écraser les doigts.
Des marches, mais aussi des chicken-pass.
Petite séance de récup’ pour jetlagé chronique.
L’art du lacet …
… expliqué aux nuls.
Brazilian 2 ? (Les bien informés comprendront.)
Le toboggan de Montatuay est en approche.
Cramponnez-vous au guidon, c’est turbulent et ça descent furieusement.
Merci (encore) Mister Hope.
Après l’effort, le réconfort. (de bon goût et diététique)