L’hiver avant l’hiver aura duré le temps d’une grosse semaine. Redoux en altitude, inversion des températures et régime du sud-ouest nous ont déjà ramené tout droit au printemps avant l’heure. En quelques jours, le manteau neigeux, de prometteur, est rapidement devenu famélique. Loin des pistes, désormais, point de salut. Ou alors, au péril de vos carres et semelles. Heureusement, le Vieux-Pays ne manque pas de petits domaines skiables, déjà parfaitement préparés et encore non ouverts aux touristes, ou alors seulement durant le week-end.
Rebelote, après la Creusaz, pour le dernier vendredi de novembre, voilà la Breya, pour le premier de décembre. Si les « A » se suivent, les ascensions varient, en dénivelé et en itinéraire. Après les chemins forestiers et la trace à faire, sur les hauteurs de la vallée du Trient, la douceur et le déroulé d’une piste rouge et damée entre Champex et sa célèbre Breya. Parfait pour parfaire un fond physique encore juvénile et peu aguerri. Du côté descente, par contre, les sorties se suivent et les séances se ressemblent. Domaine désert et piste lisses en version « full gaz ». Rien de très excitant, mais déjà du ski qui se rajoute au ski et du dénivelé au dénivelé. Même si la saison devrait encore être longue, c’est déjà tout ça de pris.
A défaut d'archets, y a déjà une piste et des jambes.
Quand une rouge flirte avec l'unique noire du domaine, les doubles cales ne sont jamais très loin.
Un vallon d'Arpette tentant, mais trop avare en neige pour nous inciter à quitter notre itinéraire damé.
Si le mauvais temps annoncé frappe déjà à la porte du Valais, il ne nous empêchera pas de boucler notre sortie du vendredi matin.
Nous quittons les pistes sans regrets pour escalader les derniers hectomètres nous séparant du sommet.
Si le plaisir de retrouver une monotrace est indéniable, la couche est vraiment fine et les cailloux souvent affleurants.
Eclaircie de foehn et derniers zig-zag ascendant.
Si les Dents-du_Midi ont déjà capitulé...
... d'autres canines affichent encore tout leur mordant.
Un pano' sommital hésitant entre gris clair et gris foncé ...
... avant l'incontournable selfie, aussi moelleux que lumineux.
Casse-dalle et sofa à bascule : le réconfort après l'effort.
Entre petit et grand (Combin), mes nouveaux meilleurs amis de l'hiver. De la balle !
Derniers rayons avant de plonger en ubac.
Si la neige manque, la piste est parfaitement préparée...
... et délicieuse à carver, débarrassée de ses skieurs indisciplinés.
Fenêtre (d'Arpette) et pointe (des Ecandies) sont bien trop dégarnies pour nous inciter à, déjà, les visiter.
Reste que le plaisir de skier, alors que décembre vient à peine de dérouler son calendrier, est quand même assez jubilatoire.
Au point de tenter un petit hors-piste trop alléchant pour être simplement laissé de côté.
Si la couche est fine, le fond herbeux et la consistance semi-molle nous épargne de trop maltraiter nos lattes à peine sorties du carton.