Tempête de ciel bleu, force 5, et déluge de douceur, 20° en fond de vallées et isotherme du 0° à 4’000 mètres. Ce n’est plus un été indien, c’est un été tout court. Après quelques soubresauts hésitants en septembre, la stabilité semble désormais à nouveau bien ancrée sur les Alpes. Octobre est le temps des adrets. Ça tombe bien, le Loetschental en dispose d’un magnifique, lové 700 mètres au-dessus de celui de la Vallée du Rhône. Un adret trop touristique pour être « roulé » à la belle saison, mais idéal pour rajouter du soleil, de la lumière et des panoramas une fois la tranquillité automnale (à peu près) revenue.
A l’image de la belle lumière d’octobre, notre menu dominical s’est révélé plein de contrastes. Après une entrée en matière un peu abrupte et légèrement indigeste, le chef nous a proposé un délicieux florilège de « wanderweg » à la sauce Roitschäggättä, subtilement acidulée en première impression, puis de plus en plus relevée, au fil des hameaux d’altitude, et finalement carrément pimentée en fin de bouche. En dessert, malgré les nombreux choix qui étaient à la carte, nous avons opté pour le traditionnel duo de douceurs locales « Gassun-Geyrin ». Un premier sorbet gouleyant, au parfum de mélèzes, fait de rapides traversées « brakeless », suivi d’une suave crème glacée, tout en rondeurs et en lacets lascifs, parsemés de copeaux d’herbes des Alpes séchées.
Un régal ! As Usual !
Il est 10H00, Ferden s'éveille.
L'ascension vers Restialp, puis Kummenalp, un copieux menu matinal à base de sueur et de pulsations.
Kummenalp, premier balcon ensoleillé de notre longue transition à flanc d'adret...
... mais aussi dernier tronçon de piste. Désormais, le "wanderweg" est roi.
Roi, et aussi très appétissant, non ?
Démarrage descendant et en fanfare. Rock'N'Roll, c'est vraiment le cas de le dire.
Nouveau destrier à grandes roues et retour sur ses terres d'origine, ou comment joindre faire du neuf avec du vieux.
Même au-dessus de 2'200 mètres, tous les mélèzes n'ont pas encore revêtu leur parure d'automne.
En fonction de leur taille et/ou de leur résistance, certains sont encore plein de verdeur.
Ubac et adret joueront du contraste tout au long de notre parcours à flanc.
Mon (ex)Orange en version trax et grosses jambes. Une fois n'est pas coutume.
Caillasse, marches, racines, rien n'arrive à empêcher le duo d'un jour de passer.
APN en mode paysage, un peu surpris de voir débouler "The Green Machine" full gaz.
Maitre Bietschhorn toise ses sujets du haut de ses quais 4'000 mètres.
Les voies de Lauchernalp sont loin d'être impénétrables. Juste exigeantes et tortueuses.
Quand les pédales viennent frapper les bords du sillon, le bonheur retourne dans le pré.
La première vraie descente de l'itinéraire : caillouteuse, sinueuse, voire même tuyauteuse, et par là même, piégeuse et glissante.
Pas vraiment de quoi mette à mal Mr HT, mais quand même de quoi garder l'oeil ouvert et l'index agile.
Des cairns, une passerelle, si ce n'est pas le bon chemin, c'est drôlement bien imité.
Pourtant, le qualificatif "bon", ne signifie en rien moins exigeant, bien au contraire.
La plongée sur Weritzalp. Options gaz en grand et oeil ouvert.
La Gassun Highway, toujours aussi roulante ...
... et toujours aussi panoramique.
4 longues traversées pour 3 misérables épingles. C'est pas ici qu'on va mettre à mal nos fidèles Hope.
Bleu, blanc, jaune, l'étendard automnal par excellence.
Le tortillard de Geyrin, tout en flow ...
... même si la tentation de couper est toujours présente avec un gros 29".
JP/Stage, duo d'un jour, duo toujours ? Wait And See, comme ils disent à Halifax.