Une fois n’est pas coutume, la belle saison s’est pointé un chouïa en avance, cette année. Hier soir, à 23H43, le soleil a atteint le point plus septentrional de son orbite annuelle. Alors, certes, cela signifie que nous avons entamé l’inexorable raccourcissement des jours qui va nous mener au solstice d’hiver, mais, paradoxalement, nous en avons aussi terminé avec cette parodie d’automne avant l’heure qui a caractérisé ce mois de juin hors norme en matière de froid et d’humidité. Si, jamais l’été n’avait débuté si tôt, depuis 1896, peut-être jamais, non plus, il n’avait été aussi attendu que cette année. Comme la ré-ouverture post « Covid » de nos frontières est désormais également actée, c’est du côté de la « Macronie » que nous avons entrepris une première incursion pour fêter le retour de l’été et la douce musique de la roue libre.
Premier jour de l’été ?
Faut le dire vite…
Je ne me souviens pas de la dernière fois où nous avons autant « chauner ». Au premier névé rencontré, on s’est dit « allez, une fois les pieds mouillés… les pieds mouillés ». Au deuxième, « allez, c’est juste un autre mauvais moment à passer ». C’est seulement après le huitième qu’on a commencé à se dire que le réchauffement climatique ne devait pas savoir où se trouve la Croix de Fer.
Premiers tours de roues hors des frontières suisses depuis .... la Toussaint 2019. Il était temps !
La remontée de la bleue de la Grande Jeur ? Toujours une gageure...
... surtout si vous voulez la tenter intégralement "sellé".
Col des Possettes : un premier palier, qui, accessoirement, permet de changer de versant.
En plus de la pente, souvent présente, le terrain collant ne fait vraiment rien pour aider à l'ascension.
On aurait peut-être dû se méfier : autant de blanc, c'est vraiment pas courant.
La très évitable cabane du col de Balme est en vue, mais il reste encore un peu de chemin boueux avant de la croiser sans s'arrêter.
Sac à l'avant, on se rapproche du blanc.
Sac sur le dos, même topo !
2200 mètres et une piste ouverte à la pelle mécanique ? Ca commence à puer, ce premier jour d'été.
Même si ce n'est pas sur notre itinéraire, c'est sur le même versant.
Balme laissé sur le bas côté, ne suffit pas à nous priver de mauvaises surprises.
Le premier névé de la journée nous souhaite la bienvenue... Ou pas.
Et dire qu'on pensait rouler, comme ça, jusqu'en Valais.
Au deuxième névé, avec sa pelle mécanique engloutie et son dévers prononcé, on aurait peut-être dû renoncer.
Sauf que son suivant, qu'on pensait aussi le dernier, semblait beaucoup plus conciliant.
Une simple formalité à traverser, surtout avant de défier l'imbuvable dernier raidillon.
Col de la Croix de Fer : depuis là, c'est chacun pour soi.
Le premier névé sommital, contourné sans difficultés. C'est vrai qu'avec du D- à se mettre sous les roues, les chicken lines sont plus nombreuses.
Voir Giétroz et sourire ?
Oui, mais alors avant de rencontrer le plus grand blanc de tout l'itinéraire.
C'est plus un névé, c'est carrément un pan entier. En l'occurrence, le vertigineux versant nord de la Croix de Fer. Si tu tombes, tu finis en enfer.
Heureusement, sa neige est molle, sans quoi ça aurait été impossible de s'y aventurer avec les chaussures de VTT.
Avec un peu de recul, on prend mieux conscience de ce que signifie « premier jour de l’été ».
Comme un peu partout, après un printemps aussi arrosé, les fleurs des prés sont reines.
De plus en plus de vert, mais encore quelques beaux morceaux de blancs, momentanément cachés.
Ah, et bien voilà. C'est tout de suite plus élégant des fleurs assorties au vélo.
Au pays de la verticalité des falaises de Carraye, l'horizontalité du tracé est d'autant plus appréciée.
Les chanceuses vaches alpées aux Tseppes, ne sont pas loin d'avoir la plus belle vue de tout le Vieux-Pays.
Les rodhos c'est pour décorer la pierre tombale ?
Vaillants mélèzes et divin chemin, le duo win-win du coin.
Marteau-piqué mais superbement décoré, le chemin que les Tornay daignent partager.
Beau travail d'entretien ! Merci à la commune de Trient. Ne manque plus que la passerelle qui va bien pour rejoindre la Forclaz sans avoir à pédaler. Paul, si tu me lis...
Des cytises, toujours des cytises, du premier au dernier kilomètre de notre journée. Qu'est-ce que c'est beau !
C'est nouveau cette digue ? Il y aurait donc des personnalités à protéger, à Trient ?