Un gros kilomètre de dénivelé à vaincre, via une piste forestière beaucoup moins abrupte que celle de Bawald, Üerlichergale et son alpage « perché » à visiter, l’Obertal et son Tallibach à traverser et Gämschfax, le « spot » bike du coin, à dévaler : le menu du (déjà) dernier jour de notre « Obergoms Bike Trip 21 » était, à peu de chose près, le « copié-collé » de la Galmihornhuette. Seulement douze mètres plus haut et trois combes plus à l’Est du même adret.
« Il ne faut jamais changer une équipe qui gagne », dit-on.
C’est juste, sauf que dans la haute vallée de Conche, à peu près toutes les équipes gagnent. Quel que soit l’itinéraire que vous envisagiez, il y aura des pistes forestières, plus ou moins douces à escalader, des panoramas d’exception à admirer et des chemins de « folaï » à désescalader.
Alors, comme cette étonnante vallée fait 41 kilomètres de long, il faudra forcément revenir pour continuer de gagner à la connaitre.
Bis bald, Obergoms !
Es besteht kein Zweifel, dass wir zurückkommen werden !
Routine d'un nouveau matin in Obergoms.
Das isch klar, wir sind weder in Bern, noch in Uri, noch im Tessin.
A chaque jour sa piste d'ascension, plus ou moins pentue et plus ou moins roulante. Celle de notre jeudi propose des pourcentages modérés mais un revêtement particulièrement rugueux.
En revanche, côté panoramas, tous les jours se ressemblent, pour le plus grand bonheur de nos pupilles.
Mes connaissances en Oberwalliser Dialekt sont sommaires, mais si je devais traduire, je dirais : Üerlichergale, vaste balcon ensoleillé sur toute la haute vallée de Conches.
Bain de soleil (re)pris et sandwichs avalés, nous entamons la traversée de la profonde combe du Obertal...
... via un divin chemin à flanc, d'abord eneigé ...
... puis en phase de décongelation de mi-journée. Saison oblige.
Nous profitons d'ailleurs du Oberbach pour décrotter nos crampons boueux.
Que la vue serait magnifique sans les lignes haute-tension des éoliennes du col de Gries qui brillent sous le radieux soleil d'octobre.
Regardons plutôt vers l'Est, le Tällistock et le massif des Muttenhorn.
Contrairement à mon affirmation précédente, Üerlichergale, comme son nom l'indique, est un alpage perché 800 mètres au-dessus d'Ulrichen.
La traversée de l'Obertal est un grand moment de VTT, et, à l'inverse, probablement, un sacré pensum, à pieds.
Gämschfax et ses paravalanches aussi ancestraux que massifs...
... nous ré-ouvre la vue en direction la Furka...
... le glacier du Rhône et son habituel chaperon, le très reconnaissable Sidelenhorn.
Moches et, désormais, aberration économique avérée ! Merci, qui ? Merci, Doris !
Tous les paravalanches de Gämschfax ne sont pas massifs et minéraux.
La plupart sont même très métalliques et envahissants. Y trouver son chemin relève localement du labyrinthe.
A l'inverse de son voisin de la rive gauche du Millibach, le « wanderweg » de Tällibode fait dans le « sans épingles »...
... pour le plus grand bonheur de certaine bikeuse n'aimant pas particulièrement le tricot.
Terre acide et vastes forêts de mélèzes, l'adret d'Obergoms bientôt déplumé par l'hiver...
... ne nous empêche pas de profiter du désormais habituel « été indien » d'octobre.
Presque qu'un kilomètre de chemin, et, enfin, le premier lacet, large, accueillant et ouvert. Ce n'est plus un « wanderweg », c'est un centre d'accueil.
Heureusement, (ou pas), à partir de Rafgarten, son petit frère du bas, propose un tout autre programme.
Etroit, sinueux, mais jamais piégeux, il nous ramène vers Obergesteln à la force du poignet et grâce à la science du pilotage ...
... jusqu'à sa jonction avec l'inévitable Gommer Höhenweg et sa terre battue et rebattue par les randonneurs de mi-coteau.
Avec les Simmental, aucun croisement n'est jamais gagné d'avance. Il vaut mieux le savoir que l'apprendre à ses dépens.