On aurait dû s’en douter. Après avoir été conquis par l’ubac du Val Gardena, hier, pour notre premier jour en terre « ladine », nous avons été complètement bluffés, aujourd’hui, par son adret. Alors oui, l’ascension vers le « refugio Resciesa » reste un gros « morceau », même en « assisté », mais ensuite la « roulabilité » du versant et les incroyables panoramas qu’il offre sont vraiment exceptionnels.
A partir du refuge « Resciesa », la piste (ou le chemin) à flanc propose un magistral film 3D sur tous les groupes « dentelés » du Val Gardena qui apparaissent ou disparaissent au gré des points de vue. Ensuite, sous le « Passo di Brogles », si la plongée reste principalement forestière, et donc peu propice à l’extase « panoramicale », le « trail » qui mène à la station inférieure du téléphérique est une petite merveille de « flow » et de jouerie. Après, que dire du point culminant de l’itinéraire, les 2518 mètres de la croix de « Seceda »? Atteints à la vitesse de l’éclair grâce « funivia » éponyme, il finit de vous écarquiller les yeux devant les « Sasso Lungo et Piato » trônant en versant opposé, le « Gruppo del Sella », fermant l’Est, ou le « Geissler Oedle Gruppe », dardant ses pics à portée de main. Dans les Dolomites, chaque « forteresse » minérale rivalise de clochers, de tourelles et de coupoles pour essayer d’accrocher votre regard, aux dépens de ses voisines.
Dolomites, jour 2 : ce n’est déjà plus du charme, c’est carrément de l’amour.
Entre la pente et le revêtement, tout, sur l'ascension vers le refuge « Resciesa », est fait pour vous casser les jambes et le moral.
Reste qu'un fois atteint, on en oublierait toutes les vicissitudes subies face à la bonhommie de sa silhouette de bois bruni au soleil.
Les délicieux et corsés « expressi » bien calés en fond d'estomac, nous abordons la piste de traversée vers le « Passo di Brogles » avec entrain.
Piste qui sait aussi se faire, localement, chemin plutôt intéressant.
Mais aussi, parfois, route pavée (de plus ou moins bonnes intentions).
A partir de Forcella di Valluzza,le « Geissler Oedle Gruppe » commence à montrer les dents...
... plus pour attirer votre regard que pour menacer de vous mordre les mollets.
Au « Passo di Brogles » tout est dit : soit vous êtes conquis, soit êtes conquis. (mais en deux mots).
Pas de « Brogleshütte », ni de « Val di Fune » à notre menu, mais une plongée, en pentes douces et herbeuses, vers « Furnes » et la station inférieure du « funivia » de « Seceda ».
Des pentes douces et herbeuses qui savent aussi montrer les fêlures que le temps leurs à imposées.
C'est l'occasion d'offrir un petit bouquet de fleursà notre guide du jour, Andreas, pour son judicieux choix d'itinéraire.
Un itinéraire qui alterne désormais, terre meuble constellée de pierres ...
... et pans de roche étonnamment adhérents.
Le chemin du bonheur, en quelque sort ...
... ou, peut-être aussi, le bonheur du chemin ?
même, si, pour certain(e)s, le bonheur n'est visiblement pas sur le chemin, mais dans le pré adjacent.
Monte Pic et les deux « Sasso », imparable perspective d'un autre pré, celui qui recouvre le sommet de Dame « Seceda », notre objectif du jour.
De son sommet, les pics acérés du « Geissler Oedle » semblent à portée de main...
... mais aussi, de chemins.
Sauf que celui du « Forcella Pana », interdit aux randonneurs, l'est forcément aussi aux bikers, pour cause de chutes de pierres.
Du coup, nous en empruntons celui de l'autre versant, mieux adapté à la marche et au bike : celui qui mène au « Rifugio Firenze ».
Deuxième petite merveille de « flow » de notre journée en adret.
Panoramique ...
... et virevoltant ...
... il donne accès aux sauvages et préservés « Val dal Roa » et « Val dal Ega ».
Fin de journée en balcon avec un retour via le très couru « Troi dla Lijenda » ...
et son incontournable crochet par la plus vieille église de la vallée, la vénérable et très photographiée « Dlieja da Sacun ».
La plongée final sur Ortisei sur l'accueillant tapis volant du « Col de Flam » clôture une journée très « flow » et panoramique.