I migliori trails delle Alpi !
Ce n’est pas moi, mais Patrik Gerbaz qui le dit. Et, comme Patrik est un ami, j’aurai tendance à le croire. Mais, comme Patrik est aussi guide VTT, j’aurai tendance à me méfier. Car, comme la plupart des guides, il a l’habitude de survendre sa « cam » pour essayer d’attirer le client hésitant.
Du coup, on a choisi d’aller vérifier sur place.
Résultat : Patrik n’a pas complètement tort. Mais il n’a pas complètement raison non plus. Il a simplement oublié d’ajouter deux mots importants dans son beau slogan tout pimpant : I migliori trails a sud delle Alpi !
Pour notre première escapade valdotaine de la saison, nous avons choisi de rouler du connu, voire du très connu. L’Alpe di Viou, cet alpage suspendu entre le « Becca » du même nom et le charmant village de Roisan, est un « spot » apprécié par nombre de VTTistes transalpins, mais pas que. Alors, est-ce forte fréquentation rime forcément avec qualité des chemins ? Généralement oui, mais seulement tant que la pression du nombre n’impacte pas profondément et durablement leur état. Ceux du large versant de Roisan, sont, pour l’instant, très « bikables ». Du coup, les partager est un privilège, pas une punition. Et, dans un monde parfait, espérons que ça le reste très longtemps.
Une fois qu'on s'est « hissés » jusqu'à Blavy, on en apprécie d'abord la quiétude, puis, on se rappelle d'où l'on vient et on voit enfin où l'on va.
Non capisco la lingua di Dante, scusa.
1200 mètres de dénivelé inégalement répartis le long d'une interminable piste d'ascension : Alpe di Viou, ça se mérite !
Rajouter un petit bout de chemin, pas loin d'être divin ...
... pour s'offrir un pique nique avec « view ». Incontournable, sur l'Alpe di Viou.
Le « panino » ingurgité et le coupe-vent revêtu, il est temps d'inverser la déclivité.
Je suis assez sûr qu'on a déjà « viou » cette bâtisse.
Après une entrée en matière un « poil » engagé, le chemin revient rapidement à de meilleurs sentiments.
Parfait pour profiter de la « viou » assez exceptionnelle sur le Martigny valdotain.
Même si la Punta Chaligne et tout le massif du Mont Fallère sont encore bien recouverts de neige, nous lorgnons déjà clairement dans leur direction pour une prochaine escapade valdotaine.
La plongée dans la forêt de Varbre : souvent technique, jamais facile, mais (presqu') intégralement roulable ...
... avec de la motivation, du doigté et un oeil toujours ouvert sur ses nombreuses fourberies cachées.
Et fourberies est ici un terme particulièrement bien choisi.
Y a toujours une ligne qui passe, mais c'est juste que parfois, elle n'est pas lisible au premier coup d'oeil.
Plus on perd d'altitude et moins ce chemin peut renier son penchant pour le « sud ». Ses secteurs de caillasse se multiplient.
Entrecoupés de brefs tronçons de terre meuble qu'il faut savoir apprécier....
... parce qu'ils ne durent jamais très longtemps.
Back To Blavy Downtown !
Une fois Blavy franchi, la musique change. Désormais, place aux modes caldo e tremante.
Avoir des suspensions bien réglées et un pilotage coulé sont ici plus qu'ailleurs des atouts indéniables.
Quand vous avez le choix de la taille, évitez d'avoir les yeux plus gros que le ventre, en matière de minéralité à rouler.
Vu de loin tout semble herbeux et fleuri, mais sur ce sentiero caotico, il n'y a ni douceur, ni flow.
Et ce n'est pas sa sortie finale qui viendra démentir ses indéniables qualités de « secoueur » invétéré.
Le « Due » de Blavy, un improbable chemin pour boucler un boucle de plus en plus comestible.
Tout en douces déclivités, il propose même des virages relevés pour éviter de se faire trop « taper » en persistant dans le sillon de ses nombreux lacets.
Une « rouge » quasiment « bleue » qu'il doit être assez affolant de dévaler « gaz en grand » quand vous en connaissez toutes les subtilités du tracé.
Font pas les foins dans cette belle vallée ?
S'il n'y avait pas le Ru Pompillard pour nous ramener à la raison, et accessoirement à Roisan, je crois bien qu'on dévalerait jusque sur la Piazza Emile Chanoux sans hésiter.