Démarrée sans idées précises, notre « petite » sortie dominicale, dite de « récup », outre ses 35 km finalement bien tassés et ses 1’500 m de D+, nous aura permis de mettre bout à bout cinq chemins parmi les plus « bikables » de l’adret bagnard. Un privilège rare, réservé à ceux qui ont su choisir judicieusement l’emplacement de leur pas de porte.
Commençant par une longue ascension, histoire de « fusiller » d’entrée un max de dénivelé positif, enchaînant avec le déroulé intégral de la célèbre « plannie » verbiéraine, notre circuit « béni » a d’abord fait la part belle aux routes et aux pistes, avant de privilégier les chemins. Tournelle, Croix de Cœur, Plannards, Oindu et Dent ! Cinq chemins pour un itinéraire sur le point de devenir un classique du coin.
Un nouveau dimanche matin en chemins et, sécheresse oblige, en poussière pour une rengaine qui sonne finalement comme une (ri)Tournelle de juillet.
La longue ascension sur piste nous dévoile, un à un, tous les massifs montagneux environnants. Y a pire pour un dimanche matin de récup'
On pourrait penser à un « meeting » de modèles réduits. Mais, si vous observez la grandeur des personnes qui environnent les avions, vous verrez que non.
Pile, nos voisin les Combins.
Face, à peine plus éloigné, le massif du Mont-Blanc.
Mais, beaucoup plus près et beaucoup moins élevée, la Pierre qu'il faut absolument Voir.
Après la vue du Col de Mille, vendredi, la même, versant opposé, sur la plus belle vallée du Valais.
Retour à la Tournelle ! D'où le titre du billet du jour (ri)Tournelle.
Du vert, du blanc, du bleu et un succession de divins chemins à se mettre sous le crampon et des panoramas de « folaïe » à se mettre sous la pupille.
Sauf qu'ici, admirer ou rouler, il faut choisir et, surtout, garder ses pupilles bien ouvertes sur les nombreux pièges du chemin.
Une vie de VTTiste, c'est avant tout des côtes et de cols.
Mais aussi, des rochers parfois traitres pour un nième tronçon piégeux et cassant. Et pouf ! Un rayon de roue arrière en moins.
Le « CdC Interdit », sans « Forbidden » mais de plus en plus envahi par les arbres et arbustes qui reprennent peu à peu possession de leur territoire.
Et le « tortillard » des Plannards ? Fidèle au poste, mais de plus en plus multilignes, de plus en plus creusé et surtout, de plus en plus poussiéreux.
Même l'incroyable adhérence des « radiaux » de chez Schwalbe, y est localement prise en défaut.
L'épaisseur de la couche de poussière est impressionnante, et nous empêche de voir de nombreuse pierres cachées. A rouler avec doigté !
Les fameuses marches de sortie de la variante « Est » du Plannard. A force de les rouler, elles finissent par être totalement apprivoisées.
Incontournable, mais seulement au sens figuré du terme, les lacets de la « Dent » signent de leurs empreintes sinueuses, notre quatrième chemin du jour.
Vu comme ça, tout à l'air simple. Mais, derrière le guidon, il faut en permanence gérer la sinuosité exacerbée, l'adhérence précaire et les sillons de plus en plus profonds.
Quand on (re)voit Bruson, c'est que le secteur supérieur est « In The Pocket ».
Mais aussi, que son voisin inférieur, non entretenu pour cause de malentendu voulu, commence immédiatement à vous secouer comme un prunier desséché.
Les deux derniers lacets perchés au-dessus de la Route du Soleil. Encore et toujours pas passés. Et pour ne vous cacher, ils ne le seront sûrement jamais. Sauf à s'appeler Jean-Alex et avoir quelques compétences en plus.