Précurseur de ce que l’E-bike permet maintenant de rouler, l’itinéraire de la Rinderhuette « à l’envers » est désormais devenu un « classique » de notre saison. Si le VTT assisté ouvre d’ores et déjà de nouveaux horizons aux « bikers » imaginatifs, l’arrivée des motorisation plus « musclées » va probablement encore offrir d’autres perspectives, dans les mois et les années à venir. Confortés dans cette pratique particulière par notre ami Cyril, qui nous a initié à la remontée de ses sentiers embrunais et queyrassiens, au mois de juin, nous avons, cette année encore, ré entrepris de relier Jeizinen à la « Rinder », via Fäsilalpu, Niwenalp, Bachap, Oberu puis Guggerhubel, dans le sens ascendant.
Et, en attendant qu’Avinox livre enfin ses fameux « M2S » aux fabricants qui ont choisi de l’intégrer à leurs dernières créations, c’est avec nos habituels « destriers » que nous avons entrepris la remontée de l’incroyable brochette de chemins jusqu’à la célèbre cabane intégrée au domaine skiable de la station de Loèche-les-Bains.
Cette fois c'est officiel. L'année 2026 est définitivement l'année des épilobes. C'est simple, on en croise partout et sur toutes nos sorties.
La fontaine « magique » de Niwenalp semble bien difficile à approcher en ce premier dimanche d'août.
Si certains moutons paissent déjà gaiement dans le pâturage, d'autres semblent momentanément « punis ».
La traversée de la Hauptwasser, même si elle reste piégeuse, est cette année, complètement asséchée.
La plongée en lacets d'Unnär Unnärfald, jamais facile à gérer en tant que première véritable descente de l'itinéraire.
Ne pas s'emballer et rester concentré, ça aide à la passer (presque) sans pieds.
Le premier challenge « puls » de la journée. La terrible montée de Bachalp à Oberu.
Même sur un malentendu, ce n'est pas sûr qu'un jour elle finisse par passer intégralement « sellée ».
Pas de second arrêt caféiné à l'agritourisme de Teugmatte. Direction Obere Guggerhubel, mode express activé.
Express, peut-être, mais lisse, ce n'est pas encore pour cette année. Va falloir viser et gérer.
Ca ne colle pas, mais c'est souvent piquant, les commentaires « alpavistiens ».
A l'approche du contournement du Horlini, l'itinéraire pénètre rapidement dans un environnement plus rocheux.
Khéops et Gizeh n'ont qu'à bien se tenir. Les pyramides du Horlini, même si elles subissent une érosion visible, pointent encore fièrement leur silhouettes caractéristiques.
Belle vallée ou beau Valais. Vous le conjuguez et accordez comme bon vous semble. Cela ne change rien à cette factuelle réalité.
Tous les chemins de descente ne sont pas aussi compatibles pour être remonter. Alors, autant en profiter.
Tschärmilonga, le Chermignon haut-valaisan, dans son écrin de verdure et de forêts.
Le petit crochet qui va bien, pour éviter la deuxième partie de l'ascension qui pique un peu trop les jambes. Ou quand les « shapers » ont pensé à faire un « climbing trail ».
A cbaque journée de VTT, son mur de minéralité. Après celui des Faverges, voilà celui du Daubenhorn. Dans les Alpes Bernoises, la minéralité, ce n'est pas ce qui manque.
L'entrée dans le Lingele, la dernière combe à escalader avant le réconfort de la cabane perchée.
La vue dans l'autre sens montre ce qu'il reste encore à avaler avant le second caféiné de la journée.
Le Jales-Flow de Torrentalp reste, année après année, fidèle au rendez-vous, même si les « bikeparks » ne sont habituellement pas notre tasse de thé.
Voilà un exercice qui permet de gérer la science de l'inclinaison et la vitesse adaptées à chaque virage relevé.
3.3 km d'un ruban de terre de plus en plus dure et ondulée, avalée d'une seule gorgée.
Depuis que j'ai appris que les épilobes étaient une espèce pionnière, je comprends mieux pourquoi elles s'incrustent dans tous nos clichés de l'été.
Une des particularité de cette « permanente », c'est qu'elle doit, localement, être partagée avec le troupeau de l'alpage. Attention aux croisements difficiles. Toutes les vaches ne connaissent pas forcément les règles de priorité.
L'option « directissime » sur Albinen. Un tronçon que nous n'avions plus roulé depuis .... 2014. Il était temps de le remettre dans l'actualité et sous nos roues cramponnées.
Et qui dit « directissime » sur Albinen, dit aussi, retraversée de la forêt brûlée.
Malgré ce que cette image pourrait laisser penser, son « wanderweg » à flanc, est encore et toujours un petit bijou à rouler.
Jamais piégeux, jamais trop sinueux, il reste pourtant un sacré challenge à boucler sans faire le moindre pied.
Du coup, vous avez décidez comment vous vouliez le conjuguer ou l'accorder. Beau Valais ou belle vallée ?
Autre descente un peu oubliée, la plongée directe de Wiler sur Rotafen. Le 2 août, une journée en mémoire de nos (plus) jeunes années ?
Quand le chemin est trop cabossé, il faut savoir lui préférer le plan incliné. Bien épaulé par les Schwalbe, ça passe crème.
Avec la perte d'altitude, notre escapade VTT se transforme peu à peu en séance de sauna.
Au royaume de l'ardoise lisse, des « Ultra Softs » sont des atouts hautement appréciables.
Encore merci à Monsieur Schwalbe pour avoir inventé cette technologie « radiale », si performante.
Y a quelques virages dont je n'avais plus vraiment la mémoire des rayons.
L'ancestral Hohe Brücke de Rotafen reste le meilleur moyen de franchir les à pics du Feschilju, depuis 1691.
Autre oubliée de ces dernières années, la plongée finale sur la STEP de Getwing.
La terre meuble n'a jamais été sa tasse de thé. Mais je ne me souvenais pas d'autant de minéralité....
... ni d'un sillon aussi profond.
Revoir le Rhône et étouffer sous la chaleur désormais accablante.
Cela ne saute pas immédiatement aux yeux, mais c'est bel et bien un chemin.