Découverte de chemins bagnards inédits, épisode 2.
Après les hauts de Sarreyer, le week-end passé, direction, le Col de Mille, juste en face. Pour qualifier cette deuxième quête de néo monotraces locaux, on pourrait parler « d’hôtel des culs tournés ». En effet, pas de cabane du Col de Mille, au menu de ce dernier vendredi de l’été, ni descente habituelle via les Oujets, Servay puis Momin, ni même de retour du côté de la petite dernière, la Vuardette – les Eperviers.
Non ! Une fois le chemin militaire quasi intégralement avalé, nous avons continué à escalader les flancs du grand « Brûlé ». Ensuite, au lieu de nous laisser couler en douceur le long de la panoramique crête menant au col, nous lui avons tourné le dos et nous avons pris la direction du Basset, puis de la Tête de la Payanne, du col de Chargerat, et finalement, de la Pasay. Célèbre pour sa piste de ski la plus ombragée du petit domaine skiable de Bruson, la Pasay recèle également un chemin qui vaut le détour à défaut d’en faire lui même beaucoup.
Encore un joli vendredi en selle, entamé sous une météo digne des « highlands » écossais et finalement bouclé avec le retour apprécié du valeureux soleil valaisan.
Le premier chemin du matin n'est pas forcément que divin, avec ses bugnes initiales bien pourcentées et une météo digne de Glasgow, un jour d'automne.
Peu importe, son voisin du dessus, le chemin des Ânes, reste, lui, toujours aussi accueillant. Surtout quand on est épaulé par M2S itself.
Des myrtilliers qui sont déjà passés au rouge et du brouillard qui colle aux reliefs : l'automne est désormais dans la place.
Un changement de saison qui ne semble pas contrarier outre mesure ce couple de marmottes qui se réchauffe sous le pâle soleil revenu.
Notre contribution à Entretrail : le réaménagement complet de l'entrée boueuse du chemin militaire du Mont Brûlé. Aménagée, sur notre temps de pause, puis validée par l'essai !
Du Moléson, on voit ma maison. Des hauts de Bruson, aussi.
Le redoutable chemin militaire, version M2S. La vie est clairement plus douce en Avinox qu'en Bosch, Brose, Shimano et Jenpasse.
La météo écossaise lutte pied à pied pour ne pas perdre la bataille. Peine perdu, le valeureux soleil valaisan gagne inexorablement du terrain.
L'art de lisser les déclivités et d'avaler les difficultés. Y a pas à dire, ce M2S en a vraiment sous le pied.
Avec lui, la principale difficulté de la remontée du « military », consiste surtout à éviter de finir sur le dos à chaque sortie d'épingle.
Dans le très technique, la vigueur de l'Avinox n'est pas forcément un avantage. En revanche, quand il n'y a que des pourcentages à mettre au pas, la vigueur du M2S est absolument imbattable.
Le redouté et redoutable dernier lacet de l'ascension : les doigts dans le nez (ou plutôt sur les leviers) avant qu'un début de retournement de situation ne vienne compliquer l'équation.
Les deux cairns du Mont-Brûlé marquent le point de bascule de notre itinéraire et les derniers mètres de D+ à escalader... Ou presque. (Il y aura encore la Payanne à remonter).
Ligne de crête sombre et pleine de contraste.
Au désormais bien installé soleil du Val de Bagnes, Orsières, sa voisine, oppose ses nappes de brouillard froides et collantes.
Une belle ambiance, malgré une température plus fraîche que prévue.
Aux compliqués lacets du Basset, certains préfèrent visiblement le « gorettage » d'épingles. Ce qui n'est pas forcément un exemple à suivre. Mais bon...
L'exigeante remontée en direction de la Tête de la Payanne. A l'impossible, nul n'est tenu.
Voilà un endroit où l'on ne s'attendait pas vraiment à récolter un sac entier de chanterelles et autant de bolets, en moins de dix minutes. A humidité retrouvée, champignons dans le panier !
Ma dernière transition vers le Col de Chargerat datait probablement de mon ancienne vie en « acoustique ». Et pourtant, je n'en ai toujours pas oublié les principaux pièges de son tracé.
La belle lumière du col le plus accessible du domaine skiable de Bruson nous souhaite la bienvenue sur son épaulement panoramique.
Pile, Orsières et sa météo digne de Glasgow.
Face, le Val de Bagnes et son climat doux et pourtant, particulièrement anglophone.
Une fois le Six Blanc passé, pour continuer à rouler en sécurité, mieux vaut avoir les yeux bien en face des trous et le coup de guidon avisé.
Même les vendredis à VTT, je garde toujours un oeil sur mes chantiers préférés.
La « Pasay Highway », depuis longtemps plus empruntée.
Pourtant, elle ne manque clairement ni d'atouts...
... ni de points de vue ...
... ni même de mets bien épicés.
Le début de la plongée sur la Pasay : aussi abrupte que profondément sillonnée (par nos amis motards ??)
Du coup, un petit crochet face au Cervin des Bovernions est rapidement décidé et immédiatement apprécié.
La descente de la Pasay, version été et VTT.
Pas moins abrupte que sa version hivernale, ni moins sinueuse.
Moay-la Côt : un chemin final connu et reconnu mais toujours aussi apprécié.
La proche perspective du petit noir qui va bien, y fait rapidement frétiller nos papilles.