Le pouvoir d’attraction que le Col de Mille exerce sur n’importe quel « VTTiste » normalement constitué est assez étonnant. Tous ceux qui l’ont roulé une fois dans leur vie ont les yeux qui brillent à sa simple évocation. Ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de le fréquenter durant leur saison sont généralement demandeurs. Et ceux qui ont déjà eu la chance d’y aller, même déjà plusieurs fois dans l’année, rechignent rarement à une session supplémentaire.
La faute bien évidemment à sa situation, large col panoramique à cheval entre Val de Bagnes et Val d’Entremont, à sa cabane, lieu idéal pour se désaltérer et évoquer les « aventures » de l’ascension, mais surtout, à la brochette de chemins qui y convergent. Des chemins multiples, variés et des chemins désormais réaménagés avec compétence et entretenus avec soins. Si pour l’ascension les Eperviers, en versant sud, ou le Militaire, en versant nord, ont clairement le plus d’atouts, pour la descente, le Servay-Momin, son proche voisin, le Servay-Perche, ou encore l’adepte des crêtes, le Mont-Brûlé, font généralement l’unanimité.
Retourner à Mille n’est jamais anodin. Surtout quand l’automne commence à y prendre ses quartiers. Au-delà de l’attraction exercée par ses divins chemins, la beauté colorée de ses paysages automnaux renforce encore l’impression de privilège octroyé à ses visiteurs inspirés.
La 52ème gorgée d'eau tiédasse après 1'300 mètres de dénivelé n'a rien à voir avec les plaisirs minuscules chers à Pilippe Delerm.
Mais, pour faire passer le goût de l'eau saveur plastique, rien ne vaut le chemin des Ânes.
Son étroit ruban de terre au profil de montagnes russes sait redonner le sourire au plus blasé des bikers.
D'autant que, premières gelées oblige, il a d'ores et déjà revêtu sa somptueuse tenue automne/hiver 2023.
Il y en qui le boive, d'autre qui le force, nous nous contentons de rouler cernés (de rouge).
Un tapis rouge déroulé et les dernières brumes non annoncées qui s'évaporent peu à peu sous les assauts du soleil. Y a pire comme samedi matin, en chemin.
Ombres chinoises sur un Mont-Blanc de Cheillon, pas très vaillant en ce petit matin à la brume collante.
2'219, la fin de la piste et le début d'une succession de divins chemins. A commencer par le toujours accueillant chemin militaire du Mont-Brûlé.
Pour s'élever, le fréquenter, c'est l'adopter, surtout si vous êtes « assistés ».
Le troisième lacet d'une journée qui en comptera une belle collection pas piquée des hannetons.
Se mettre dans le « rouge » ne signifie pas forcément pulser à tout va. En tout cas, pas ici, et pas dans notre cas.
Myrtilliers en feu et bonheur en chemin(s). Ou l'histoire d'un nouveau samedi en selle.
Remonter le « Militaire » bien assisté n'est déjà pas une sinécure. Mais l'escalader en « SL » relève clairement du défi.
Il est midi, les gars. Et pas que derrière vous.
Devant aussi, même si le Grand Combin ne semble pas vouloir s'extraire de sa « grass'mat' » prolongée.
Calories ingérées et gosier désaltéré, nous abordons la plongée vers Servay et Momin avec entrain.
Mr Kenevo, pas toujours collaborant à la montée, retrouve rapidement tout son allant, quand la déclivité est inversée. Pour le plus grand bonheur de son pilote du jour, l'ami Thierry.
Première de la saison, première « forever » ou redoublements multiples, peu importe le vécu, c'est toujours l'instant qui compte.
Caravane pour un Mille-Servay toujours accueillant et jamais indigeste, malgré les excès.
« I Believe I Can Fly » ! Attends d'arriver au bout de la moraine et tu vas rapidement retrouver un discours beaucoup plus terre à terre.
La section des Beutsons illustrée par l'image. Et, c'est dommage, parce que vous n'avez pas le son.