Dès l’arrivée des premiers froids, les critères guidant le choix d’un itinéraire VTT à travers le Vieux-Pays se basent sur deux préceptes fondamentaux : la rive droite de la vallée du Rhône, pour son orientation favorable, et une altitude maximale réduite, pour rester dans une fourchette de températures acceptables, permettant de rouler courageusement « en court ». Comme pratiquement tous les dimanches depuis le mois d’avril, ce 21 octobre 2007 n’a pas dérogé à la règle, avec une météo radieuse et un soleil omniprésent, mais, une fois n’est pas coutume, avec des températures exceptionnellement froides, 0° à 1’500 mètres, -6° à 2’000 et une bise à décorner les plus valeureuses reines de la race d’Hérens.
Bien au fait des particularités climatiques de notre région, nous avions opté pour une rando inédite, le long des bisses de moyenne altitude, d’Ayent et de Sion. Choix judicieux du point de vue de l’ensoleillement, mais quelque peu optimiste en ce qui concerne les températures. Les 1’800 mètres d’altitude du point culminant, le barrage de Zeuzier, associé à son orientation localement moins favorable, nous ont permis de nous ré initier aux joies du VTT hivernal, températures négatives et plaques de glace. Heureusement que la météo résolument ensoleillée de ces dernières semaines avait bien asséché certains tronçons particulièrement vertigineux de ce singulier itinéraire, sans quoi notre sortie, alternant le glacial et le très glacial, aurait bien pu se transformer en hasardeuse partie de roulette russe.
Botyre, Saxonne, la Tsoumaz, les Ruges, les noms locaux changent, mais le déroulement de nos randos reste immuable : tout commence toujours par une approche plus ou moins longue.
A partir de Chamossaire, notre menu dominical devient plus épicé. Dès ses premiers hectomètres, le ludique tracé du bisse d'Ayent réjouit nos crampons engourdis par le froid mordant.
Le déclenchement du flash en pleine journée n'est jamais un bon signe. La pénombre de notre tracé forestier trahit l'avancement inexorable de la saison.
Comme si la froideur ambiante ne suffisait pas, certains choisissent de rouler à couvert pour éviter les rayons du soleil.
Avec un bisse mis hors-service en prévision de l'hiver, le choix des trajectoires peut varier au gré des envies de chacun.
Forniri : bref intermède ensoleillé et tiède sur un itinéraire d'ombre et de froidure.
Le petit tunnel de Torrent-Croix dépourvu de son éclairage estival. Une traversée devenu d'autant plus périlleuse que le nombre de randonneurs venant en sens inverse est important. Chaque croisement se transforme en grand moment de tactilité et de rires.
Le célèbre trou de l'Italien : une curiosité rocheuse propice aux exploits VTT ?
Qui l'eut cru ?
L'ombre protectrice mais non souhaitée des falaises nous prive régulièrement du timide réchauffement dont les rayons du soleil pourraient nous gratifier.
Petit tronçon de piste pour transiter d'un côté à l'autre de la route menant au barrage de Zeuzier.
Flagrant délit de jardinage à la recherche de la seconde partie du bisse d'Ayent.
Les gorges de la Lienne : un univers vertical, minéral et, une fois n'est pas coutume, glacial.
Le choix des trajectoires continue de varier, mais cette fois-ci, selon le degré d'inconscience de chaque biker...
Quand l'apic est trop vertigineux et le chemin trop étroit, il suffit de rouler en se tenant au câble de sécurité. Pfff... Fastoche.
Qui avait parlé des pente infinitésimales des bisses valaisans ?
A défaut d'être utile en cas de chute, le port du casque reste conseillé...
En route pour la lumière .... et pour l'insoupçonnée tempête de bise qui y règne.
Une rando valaisanne sans portage ? A ma connaissance ça n'existe pas, sauf peut-être dans les guides édités à l'attention des touristes....
Le retour via le bisse de Sion, plus roulable, plus ensoleillé, mais surtout beaucoup plus venté et glacial. Toutes les couches vestimentaires emportées avec nous ne parviennent pas à nous préserver des attaques mordantes de la bise.