Clac, clac !
Les chaussures sont enclenchées.
Une franche poussée sur les jambes.
Une impulsion bien coordonnée à l’aide les bras.
Et c’est parti.
Loetschental, nous voici !
13 novembre 2011.
Première sortie à skis de la saison.
Quel bonheur !
Euh….
Bonheur, oui.
Loetschental, oui.
Tractions sur les bras, oui.
Poussées des jambes, oui.
Clacs de chaussures, encore oui.
Mais 13 novembre ou pas 13 novembre, les Logic X flambant neufs attendront.
Toujours pas de 1ère sortie à skis, mais une nième rando VTT au programme de ce nouveau radieux dimanche de fin d’automne. (Peut-être qu’en insistant sur ces trois mots, je vais finir par être entendu).
Bon, après, y a pas de quoi faire la gueule non plus. L’intégralité des chemins pédestres du balcon nord du Loestchental, au soleil et en T-Shirt pendant que les résidents du plateau se morfondent sous leur stratus, faudrait être sacrément exigeant – ou sérieusement en manque de neige et de glisse – pour ne pas savoir apprécier.
Les mélèzes perdent peu à peu l'intensité de leurs jaunes mais conservent encore pas mal d'aiguilles. Pas vraiment le signe d'une neige prochaine.
Ferden-Restialp : son ascension est aussi pentue que son panorama exceptionnel.
Le hameau de Kummenalp prend déjà le soleil...
... pendant que nous affrontons l'ombre et la froidure du revêche couloir de Chummunäbritz.
Les derniers hectomètres d'ombre avant le déluge de soleil de ce beau dimanche ... encore et toujours sec.
Le panorama est toujours aussi divin, la plus grande partie de l'ascension derrière nous et le premier chemin à flanc, désormais à portée de roues.
Chemin à flanc mais entrée à matière aussi cassante qu'engagée.
C'est un des charmes du mountainbike que d'avoir en permanence à "switcher" du physique au technique, et inversément.
Un 13 novembre, au-dessus des 2'000 mètres d'altitude, dans les Alpes Bernoises : cherchez l'erreur.
Maître Bietschhorn et son jardin.
Un jardin escarpé...
Un jardin aérien...
Mais aussi un jardin déroulant...
... et visiblement encore bien marqué par les innondations de mi-octobre.
Walderra : à chaque hameau sa chapelle, Haut-Valais oblige.
Les premières cuvettes marécageuses annonciatrices de notre arrivée prochaine sur les hauteurs de Lauchernalp.
Trouver un itinéraire à travers les bras des ruisseaux, les zones bourbeuses ou les parties encore gelées est un art qui permet de conserver des pieds secs.
Dans le sillage de seigneur Bietschhorn, Chiehorn, Breitlauihorn et Breithorn rivalisent de faces nord abruptes.
A croire que l'hiver est tout proche.
Et une petite descente, une !
Plongée rocailleuse en direction du Milibach...
... et des ses récents débordements.
A défaut de passerelle ou d'itinéraire balisé, une petite séance de crapahutage et d'orientation nous permettent de rejoindre sa rive gauche...
... et de retrouver un chemin au caractère plus conciliant.
Léger temps de latence pendant que mon GPS biologique tente de retrouver le signal des quelques satellites.
L'ombre et la lumière, le jour et la nuit ou plus simplement, l'ubac et l'adret.
Steinegga par monts et par vaux.
La petite route de Weritzstafel, bien mise à mal par les débordements d'un autre furieux, le Tännbach.
Encore un chemin (et pas un chemin pour rien).
Voilà ce qui s'appelle en prendre plein les yeux ... et plein les dents.
Du single 5 étoiles, quelque part entre deux Stafel (Weritz & Telli)
Du caillou, de la racine et un tapis d'aiguilles de mélèzes pour les soustraire aux regards.
Quelques raidillons "planqués" dans un dédale de rochers sournois...
... une descente semi-verglacée ...
... quelques pierres traitreusement disséminées...
... et un empilement de lacets...
... pour regagner le soleil.
Le célèbre Schwarzsee mérite encore plus son nom sous l'oblique lumière de novembre.
Notre dernier "alp" du jour : Fafleralp.
Son avenue principale...
Son inévitable église...
... et son chemin de retour vers le bas de la vallée.