L’hiver indien, trois mois de saison froide en rab, s’étant enfin décidé à aller voir ailleurs si nous y étions, l’été tant attendu a fait une rentrée fracassante, 4 jours avant son invitation officielle. Du coup, pour ne pas avoir à trop souffrir des 33 degrés que cette belle saison avant l’heure a ramené avec elle, nous avons décidé de prendre de la hauteur. Les randos de mi-coteau ne sont pas forcément dénuées de charme, mais il leurs manque ce petit supplément d’âme qui fait les grandes et belles journées de VTT : les panoramas alpins.
La fin – tardive cette année – du printemps et notre retour sur les hauteurs débutent souvent par la mythique et quasi incontournable Jeizinen-Albinen. Cette rando de 5 à 6 heures, presqu’intégralement en singles, est devenu au fil des saisons, notre « Primavera » (Milan-San Remo) à nous. Quel bonheur de retrouver tous ces sentiers devenus inaccessibles depuis l’automne. Quelle joie de rouler à nouveau sur ces étroits rubans de terre et de caillasse, de vaincre à nouveau ces « coups de cul » retords, de déjouer encore et encore tous ces pièges sournois et de maîtriser une fois de plus ces chapelets de lacets perfidement empilés pour tenter de vous forcer à mettre pied à terre.
La Jeiz/Alb-Inen, mehr ich tun, mehr liebe ich es !
Au menu de notre p'tit déj, déjà du singletrack...
... mais aussi un peu de bitume, histoire de gagner de l'altitude en douceur.
Ici comme ailleurs, la chlorophylle est à la fête, après une printemps aussi humide.
Et au rayon vert, les mélèzes ne sont pas les derniers.
Un peu de chantilly sur le capuccino du matin ?
Ce n'est ni le plus ludique, ni le plus technique des chemins ...
... mais on ne va quand même pas se priver de l'avaler, histoire de bien débuter la journée.
Keep Smiling. Du bist bald auf der griechischen Grenze.
Beaux sentiers ! Beau temps ! Beau pays !
Serait-ce déjà l'heure de l'apéro ?
Ah, non, pas encore, il reste un peu de crème glacée à déguster.
Juste rester concentré pour suivre cet étroit ruban pâle perdu au coeur de cette marée verte.
L'exercice paraît plutôt simple...
... tant que le ruban se contente de filer droit.
Dès qu'il commence à s'entortiller, un petit stage de tricot peut parfois se révéler utile...
... pour garder le sourire.
Encore un breakfast ou déjà un brunch ?
Tel des saumons remontant le Feschilju ?
Oui, mais alors des saumons avec les nageoires arrières congelées.
Bachalp Zentrum : 3 minutes d'arrêt...
... juste le temps d'enclencher la crémaillère pour le prochain tronçon.
Fin d'hiver sur un vallon magique.
Et début de printemps sur un chemin aussi divin...
... que taquin.
L'art du mimétisme poussé à son paroxysme.
Ca marche aussi avec le bleu, mais il faut juste penser à lever les yeux.
Pour le moment, l'Ilsee ne fait rêver que les randonneurs ... à skis.
T'as perdu ta fidèle monture ?
Non, je la laisse juste brouter un peu !
Un début de raidard toujours prometteur...
... mais un scénario écrit d'avance.
Champs de bataille, oui, mais indépendamment des caprices de dame Nature.
Ca passe, c'est balisé jaune et noir.
Le sentier est d'argent, mais le bouton est d'or.
Biker de prairie.
Roue dans roue et caméra embarquée.
Pour la prononciation, je te fais entière confiance.
Encore une passerelle, ou déjà un north ?
Heureusement pour nos petits petons, sa cousine sur le Lirschigrabu a mieux résisté aux affres de l'hiver.
J'ai comme un pressentiment de lâcher de freins tout proche.
Tapis de pourpre, bikers locaux...
... et fournaise d'enfer semblent ici cohabiter ...
... pour le meilleur ... et pour le meilleur.
Google Earth à la chasse aux dinosaures.
De la roche friable ...
... ou de la roche compacte.
Qu'importe la consistance tant qu'on a la minéralité. Et de minéralité, le single de Wiler n'en manque pas.
Un jardin et de la poussière.
A quelle âge les vieux C'dales prennent-ils leur retraite ?