Brouillard, vent, humidité et fraîcheur au programme de ce dernier dimanche d’août. La puissante perturbation qui a traversé le pays hier n’a pas seulement mis un terme à la canicule, elle a aussi ramené l’automne avec elle. A changement de canton, changement de saison, pour une sortie de repérage qui, à défaut de nous offrir des singles inoubliables, nous aura permis de redécouvrir les charmes du « coupe-vent » en moyenne montagne.
Le sauvage et reculé vallon de Nant, enfermé dans son cirque de pics calcaires est un endroit austère et préservé. La rudesse de sa beauté est généralement palpable dès qu’on y pénètre. Y accéder via un col des Pauvres battu par les vents et parcouru de nappes de brouillard touche au sublime, à condition de savoir apprécier l’âpreté d’une nature aussi brute qu’inhospitalière.
Si Euzanne m'était contée... je lui demanderais juste de raboter quelques pourcents à sa rebutante piste d'accès.
En fait, pour les derniers hectomètres, y a qu'à demander.
Les oies de garde de l'alpage ayant finalement accepté notre passage sur leur territoire...
... nous accédons au chemin de leur amies chèvres, encore momentanément retenues par leur traite du matin.
Et chemin à chèvres...
... rime souvent avec stage de sherpa...
... et ascension aussi abrupte qu'exigeante.
Col des Pauvres ou pauvre col.
Quelques dizaines de mètres en selle...
... avant de changer de versant grâce à la bonne vieille méthode consistant à mettre un pied devant l'autre.
La plongée sur la Chaux de Nant : un début de descente qui se mérite...
... avant d'offrir quelques premières plages en selle...
... qui se multiplient et se rallongent à mesure que nous quittons le versant pour le fond du vallon.
Quelques fleurs pour un chemin qui revient peu à peu à de meilleurs sentiments.
Encore exigeant, mais de plus en plus roulable.
Pas au point de pouvoir quitter la trajectoire des yeux et admirer les faces occidentales des Muverans, mais roulable à défaut d'être roulant.
A partir de l'alpage nous retrouvons ....
... un chemin d'alpage.
Encore faut-il s'entendre sur la notion de chemin...
... dans un vallon où sentiers et torrents semblent se confondre à chaque tournant.
Bon gré, mal gré, nous affrontons gué après gué...