Après trois mois très perturbés, le cycle alterné « neige – soleil », essentiel pour vivre un bel hiver, semble enfin s’être ré-enclenché. Une petite perturbation neigeuse en milieu de semaine et, immédiatement après, plusieurs jours de beau temps pour mettre à profit sa sympathique livraison d’or blanc.
Le scénario météo écrit, restait à trouver un coin sympa à tracer. Repoussés vers des contrées encore ensoleillées par le mauvais temps insistant à partir du nord-ouest, nous avons finalement porté notre choix sur un grand classique du Val Ferret : le petit « tsanton » aussi appelé Chantonnet par les adeptes de langue française pure et dure.
Choix conservateur s’il en est, mais timing drôlement inspiré. L’ambiance grise et venteuse qui nous a accompagné tout au long de l’ascension a choisi de céder sa place à une belle et éphémère éclaircie pile-poil au moment de notre plongée vers les rives de la jeune Dranse de Ferret. Rajouté à un manteau neigeux resté incroyablement poudreux (merci aux -15° légèrement ventilés du sommet), ces pâles rayons de midi ont parfaitement joué leur rôle d’exhausteur de saveur pour un festin aussi léger et aérien que très gratifiant.
Le petit « tsanton » est souvent mal chauffé, mais, quand il est en conditions, c’est vraiment con de ne pas le fréquenter plus assidûment. De là à dire que les absents ont souvent tort, il n’y a que quelques milliers de pas et une descente ébouriffante.
Pour ceux qui pensaient qu'on avait les yeux en face des trous pour démarrer la journée. Voilà la preuve par l'image.
Je crois qu'on va passer chacun à son tour. Non que je sois spécialement lourd, mais juste qu'il y a déjà au moins 7 tonnes de neige sur la passerelle de la Léchère.
Le premier étage de la fusée Taramarcaz en phase de lancement express.
Train-train du matin pour s'extraire du versant embouteillé de la Léchère.
L'Allobrogia toujours là. Pour le soleil c'est une autre histoire.
Bonnet vissé et mains gantées, les -10° du démarrage sont gentiment en train de chuter. La faute à un petit biset frétillant et insistant.
La fusée posée sur l'extrémité du but fixé... et aussitôt congélée.
La fameuse Jazz du St-Bernard poursuit ses visites de courtoisie sur l'arête frontalière. Après le Grand Lé, le petit "Tsanton".
Pour le casse-croûte sommital, il faudra attendre des jours meilleurs. Mais ce n'est surtout pas une raison pour faire l'impasse sur la chantilly.
Le rayon de midi, pile-poil au rendez vous de notre plongée en apnée. Quel timing ! Digne d'un horloger valdotain.
Les menus de nos week-ends se suivent mais ne se ressemblent pas forcément.
Après le pâté en croûte de dimanche passé, place à une mousse "fiore di latte", légère et aérienne.
Comme dans tout grand restaurant qui se respecte,service à toute heure.
Pendant que les uns en sont encore au plat de résistance, les autres dégustent déjà leur dessert.
L'ombre du Cretté de la Perche n'entame en rien notre appétit de poudre blanche.
Enfariné jusqu'au nez !
Frigorifiée n'est visiblement pas incompatible avec souriante. Même pour une blonde.
Revoir Ferret et continuer à carver. Un plaisir rare sur une pente si exposée au soleil du matin.
Et en plus, notre amie l'éclaircie se ferait presque insistante.
La famille Scarpa en mode synchro.
La Léchère, versant 2 : rebelote !
Gaaaaazzz !
La trajectoire de notre fusée, moins linéaire qu'à la montée.
L'éclaircie s'éteint, le plaisir persiste.
Ciel plombé mais manteau (encore) bien contrasté.
Drè dans l'pentu ! Pressé d'être sous la douche ?
Croiser Ferret et persister. Ce n'est plus un dessert, c'est une goinfrerie.