Après une entrée en matière prometteuse, ce nouvel opus hivernal est rapidement retombé dans les travers de son époque. Une succession de perturbations, certes généreuses en précipitations, mais avec une grosse fluctuation de température, et par conséquent, une limite pluie-neige, extrêmement volatile. Du coup, l’aguichant manteau neigeux entrevu comme salvateur au début décembre, s’est retrouvé complètement détrempé jusqu’aux alentours de 2400-2500 mètres. Alors, pour le jour où il sera inéluctable de proposer une refonte des dictons « cons » liés aux caprices de la météo au comité de validation, je propose « Noël sous la mousson, Pâques au charbon (allemand) ».
En attendant, scrupules post « Noéliens », besoin de grand air ou « préformage » de nouveaux chaussons, tous les prétextes étaient bons pour ressortir nos lattes et aller profiter du soleil et de la douceur liée à l’inversion des températures. Seule contrainte à prendre en compte, le choix d’un itinéraire offrant des possibilités de re-descente loin des affres d’un manteau neigeux détrempé par les fortes pluies, puis redurci par le gel nocturne. Vichères-Bavon et son petit domaine skiable ont rapidement trouvé une unanimité méritée dans notre groupe hétéroclite mais prévoyant.
« Entre les deux Tours », outre le superbe promontoire panoramique sur lequel nous avons terminé notre rando, entre Tour de Bavon et Bec Rond, pourrait correspondre au titre d’un billet politique s’il ne collait pas tant à l’actualité, petite sortie coincée entre les toutes récentes festivités de Noël et les déjà annoncées agapes de la Saint-Sylvestre.
Démarrage tout en maigreur (du manteau neigeux) et en douceur (horizontalité) mais surtout complètement à l'opposé de notre destination finale.
Commeire, comme tous les adrets, est déjà largement déplumé, alors que la saison vient à peine de commencer.
Toujours de l'horizontalité, mais de plus en plus éloigné de notre destination. Peut-être que nous allons finir à Champex ?
Ah, et bien non, finalement ça commence à monter.
Chacun sa façon et son rythme pour gérer le dénivelé.
La forêt décimée de Montatuay, haut-lieu du bike, est aussi très sympa à traverser, skis aux pieds.
Forcément, à un moment ou à un autre, il fallait bien que ça commence à "câler", voire "double-câler" pour ceux qui en sont équipés.
Si, si, je te promets, ça passe à vélo... Alors, à skis...
Y aurait-il comme un léger début de crispation ?
Peau à poils longs ou bras vigoureux, si le problème est simple, les solutions ...
.... sont encore plus multiples qu'on ne pourrait le croire.
Ce n'est plus un balisage, c'est carrément un "taggage".
Ca pue le bêtisier de fin d'année.
Pas sûr, mais je pense que tout droit, ça passe pas. Ou alors on va faire le Chantonnet.
Plan Monnay, le bien nommé. Enfin, pas pour tout le monde. Certain(e)s ont quand même réussi à s'y foutre par terre, pardon, par neige.
Ca doit être midi ! C'est écrit.
Dépeautage express pour une brève descente dénuée d'intérêts.
L'épaule panoramique de Bavon débute pulses dans le rouge et nez sur les spatules...
... avant de se faire plus ronde et plate. (Si, si, c'est possible, quand on parle d'une crête.)
Tout proche du domaine skiable, mais néanmoins loin de la foule.
En choisissant l'itinéraire montant par la forêt de Montatuay, nous avons aussi choisi de tracer l'intégralité de la crête sommitale de Bavon.
Qu'est-ce que c'est long, mais qu'est-ce que c'est beau !
Téjeur, dernier bastion civilisé avant de pénétrer "Into The Wild".
Le festival d'horizontalité continue, localement agrémenté de courtes redescentes qui découragent déjà du retour.
Les contreforts de la Tour redonnent de l'ombre et du dénivelé à un tracé qui commençait à flirter avec une promenade ensoleillée.
De panoramique, la vue devient carrément bluffante et l'itinéraire enfin "montagnard".
Flagrant délit de "coupage au plus court". Et le Dolent à admirer, t'as oublié ?
La Tour est à portée de ski, maisa vec sa face sud surexposée, pas suffisamment alléchant pour nous inciter à la visiter.
Cap sur le Grand Combin, mais arrêt prévu au prochain soleil, juste entre les deux Tours.
Quand l'environnement est si grandiose, les pas s'enchaînent presque sans efforts. (Tout est dans le presque, en fait)
Barrasson et sa tempête de vent nous en avait privé, voilà le premier selfie d'une saison qui en comportera beaucoup d'autres, espérons-le.
Petit carton facile à découper, mais grosse épaisseur pour un endroit toujours très venté.
Du coup, on aurait tord de se priver, d'autant que c'est spécialement pour ça qu'on est monté.
L'ombre, cette grande muette trop souvent décriée, sait parfois receler des trésors à skier.
Par contre, pour papoter, ce n'est de loin pas l'endroit rêvé.
Quand le soleil et sa neige déjà cartonnée ne font plus recette, c'est que la saison s'annonce plus pauvre qu'espérée.
A l'ombre de la Tour pourrait prétendre à être le titre d'un livre ...
... alors qu'aujourd'hui, c'est juste un choix particulièrement judicieux.
Parallèles ou tangentes, toutes les lignes sont bonnes quand il s'agit de retrouver la civilisation.
Allez, encore quelques courbes loin de la foule !
Enfin, foule, il faut le dire vite. Bavon n'est pas Verbier.