Quasiment deux ans, jours pour jours, après notre escapade gourmande sur les hauteurs vallorcinnes, nous avions choisi de « remettre le couvert » et de ré escalader le kilomètre vertical séparant le Couteray de la Pointe de Charmoz, dans le but d’aller voir si les spécialités locales servies du côté de Loriaz étaient toujours aussi goûteuses. Bien au fait des spécificités de cet itinéraire, chemin d’ascension souvent verglacé, pente sommitale très exposée aux rayons du soleil (mais si, rappelez-vous cet astre qui autrefois éclairait nos belles journée hivernales) et longue descente finale par l’infâme mais incontournable toboggan forestier, nous avions misé sur la qualité de l’accueil et les talents gastronomiques de l’habituelle équipe du refuge le plus panoramique des alentours pour passer une belle journée, plus « panse » que « ski »
Mauvais choix ! Si les contraintes de l’itinéraire sont toujours au rendez-vous, pour désormais espérer savourer un plat chaud à peu près comestible au refuge de Loriaz, munissez-vous d’une bonne dose d’indulgence, d’un dictionnaire de savoir-vivre pour les nuls et surtout, d’un logiciel d’e-mail, pour passer commande, si possible une semaine avant votre visite. Ou alors, conseillez cette adresse à des gens que vous n’aimez pas ou à des amis dont vous souhaitez vous débarrasser.
L’histoire d’une journée « presque » parfaite et d’un Charmoz « presque » charmant.
Le chemin de Plan Droit, le bien nommé. Les topographes auraient aussi bien pu rajouter "et verglacé", mais les cartes ne connaissent pas les saisons.
Trace "reculante" n'est visiblement pas incompatible avec sourire matinal.
Est-ce que les concepteurs de la petite passerelle sur le Nant de Loriaz avaient bien pris en compte tout le poids propre de la neige pour la dimensionner ?
Notre émersion sur les pâturages redonne du mordant à la trace et de la douceur à l'air.
Double défi pour une trace patrouille ou bucolique zig zag avec panorama ? A chacun son chemin, à chacun sa trace.
Rouges, vertes ou blanc, les aiguilles et les monts rivalisent de silhouettes pour nous en mettre plein les mirettes.
Loriaz dépassé, ça continue à "Montets".
Bérard à l'horizon et chaleur sur le "cotson".
Entre ciel et "Perrons", un avion.
Balcon sur "Jeurs" provoque son lot de sueur.
Duo "casquetté" aussi content d'arriver que pressé d'admirer.
Quand le vin est tiré... est aussi valable pour de la neige très exposée.
Un peu "trafolée" mais encore parfaitement digeste, contrairement à la nourriture du refuge local.
Ici, comme ailleurs, tout est blanc et hivernal, sauf la qualité de la neige, qui fait déjà la part belle au printemps.
Le goulet intermédiaire, avalé dans la foulée, inversement de la montée.
Girls Power ! Peu importe la couleur des cheveux.
Anne à l'écoute. Encore une ou deux saisons et elle tournera sans frein à main.
Ced style ! Beaucoup d'énergie relevée d'une pointe d'élégance.
The Red Pants Carved Dance.
Par l'odeur alléchée ou juste par la (très mauvaise) idée autour de laquelle notre journée est centrée.
Le Refuge de Loriaz résumé par l'image : courage, fuyez ou alors évitez simplement de vous y arrêter.