Eh bien, justement, rien d’autre, tellement cet itinéraire propose tout dans sa formidable boucle. Un départ mécanisé, via la télécabine de Bruson, pour les plus paresseux. Des pistes plutôt sympathiques et conciliantes à remonter. Un chemin quasi horizontal, denrée extrêmement rare dans le Vieux-Pays, idéal pour transiter de l’alpage du Six Blanc à celui de Mille. Un chemin « militaire » qu’on pourrait croire spécialement tracé pour être remonté en « E-Bike ». Et, cerise sur le gâteau, une descente incroyablement longue, variée, plutôt accessible dans l’ensemble, mais n’oubliant jamais de proposer quelques secteurs bien plus techniques.
Un tracé de descente entièrement naturel, mais sur lequel, les formidables « shapers » locaux ont démontré toute l’étendue de leur savoir-faire, en le rendant, année après année, un peu plus « bike compatible » qu’à l’origine. « Bike compatible », mais pas dénaturé pour autant, bien au contraire. La succession de tronçons qui compose cette incroyable descente, est clairement un modèle d’aménagement de sentiers partagés.
S’il y a un « spot » qui est, aujourd’hui, devenu incontournable, c’est bien le Col de Mille.
Le tronçon final de la piste qui mène au Six-Blanc : bien plus revêche et pentue qu'aucun APN ne pourra jamais en témoigner.
La transition à flanc (de la Tête de la Payanne), via le chemin des Ânes : un mets valaisan rare, en raison de sa quasi horizontalité.
Horizontalité qu'il faut d'entrée, apprendre à dompter, via deux lacets ascendants pas piqués des ver(res) de Fendant ?
Dites le, mais surtout montrez le, avec des fleurs. L'ami JP raffole de ce genre de clichés.
Rançon de son succès, le chemin des Ânes nécessite chaque année des travaux d'entretien. Découvrir les nouveaux aménagements proposés reste un moment privilégié du début de saison.
A belle vallée, beau(x) chemin(s) !
Plutôt que de parler d'horizontalité, c'est le terme « roller coaster » qu'on devrait employer pour qualifier cet exceptionnel chemin. Surtout dans sa première partie, côté Six Blanc.
Encore un grand merci aux « shapers » qui ont pensé que certains aimeraient passer ici, sans se mouiller.
Le désormais célèbre « chemin militaire » du Mont-Brûlé, en plus d'une déclivité « escaladable » en assistés, offre une vue de tout premier ordre sur le plus beau village de la vallée.
Plus beau village, que cette étonnante « bête à deux têtes » ne semble pas vraiment intéressée à admirer.
Pédaler pour avancer, rime ici, plus qu'ailleurs, avec pédaler pour s'élever.
S'élever d'un lacet compliqué jusqu'à son voisin encore plus alambiqué.
A voir l'état du sol localement labouré, on peut clairement dire qu'il n'y a malheureusement pas que des deux roues à pédales qui empruntent cet itinéraire.
Je vais envoyer cette photo à Cyril pour bien lui prouver que certaines mettent quotidiennement en pratique ses conseils avisés : selle abaissée et coudes rentrés, pour les remontées de sentiers.
Même quand on a dépassé l'altitude du col de Mille, il reste encore des lacets à tenter. Forcément, puisque ce chemin militaire est censé mener au sommet du Mont-Brûlé.
Tous les lacets jusqu'au dernier. Sauf qu'avec un revêtement aussi ameubli, il est difficile à vaincre sans faire patiner l'arrière.
Sentier pédestre VS chemin militaire : en assistés, il n'y a clairement pas photo entre les deux itinéraires.
Emerger sur l'arête Est du Mont-Brulé : toujours une grand moment pour les mollets fatigués, mais surtout, pour les yeux émerveillés.
Le bonheur est-il vraiment dans le pré, aussi panoramique soit il, quand il est autant constellé de mauvaises intentions ?
L'incontournable cliché de calendrier, au moment de plonger vers la cabane du Col de Mille.
Les cafés pas encore arrivés jusque dans l'estomac, il faut déjà passer au dessert. Oui, je sais, l'ordre n'est pas très conventionnel.
Le chemin des Oujets démarre tout en crêtes et en balcons...
... avant de plonger dans les vastes et accueillantes prairies accrochées sous les à pics du Mont Rogneux.
Un dernier névé, ou plutôt résidu avalancheux, à traverser avant ....
d'attaquer la célèbre moraine aux rhododendrons.
Une moraine chaque année plus rabotée, mais toujours aussi poussiéreuse à dévaler.
Avant Servay « itself », il faut déjà visiter sa Chaux, au bout de ce sentier sinuant à travers ses pâturages fleuris.
Ce n'est bientôt plus un aménagement pour VTT, c'est carrément un ouvrage d'art.
Un ouvrage d'art avec un petit piège à la sortie.
Entre la Chaux de Servay et Servay, il y a toujours cette virevoltante remontée. Y a pas moyen d'y couper.
Et d'ailleurs, pourquoi vouloir y couper. Elle est tellement sympathique à rouler, même si elle fait un peu mal aux mollets fatigués.
Le « tortillard » des Beutsons, chaque année mis à mal par les passages répétés, et chaque année incroyablement réaménagé. Encore un GRAND merci, amis « shappers ».
Quand le Tseppi est en point de mire, c'est que le 180° du torrent de Versegères n'est plus très loin.
Les rampes d'escaliers de Propourri : rouler secoué ou rouler mouillé, il faut choisir.
Les qualités des nouveaux Schwalbe « radiaux » sont vraiment convaincantes, surtout sur un sol aussi glissant et poussiéreux.