Encore un dimanche printanier, voire pré-estival (25° en plaine) et encore une sortie agrémentée de quelques passerelles judicieusement réparties sur un single du jour parfois aérien. Décidément, côté météo et côté « ouvrages d’art », les week-ends de ce bel avril 2010 se suivent et se ressemblent. Comme côté jambes, ça commence à être « moins pire », nous avons choisi d’affronter l’un des juges de paix en la matière, la terrible montée vers le village de Chemin.
Après les fameux (fumeux) 18% de cette entrée en matière, nous avons opté pour un sympathique crochet forestier vers le hameau des Ecotaux, puis, cerise sur la gâteau ou petit piment croqué à vif, selon l’état de forme et le degré de motivation, la remontée de la superbe arête boisée vers Sur Frête, magnifique promontoir naturel entre plaine du Rhône et Val d’Entremont. Cette première « véritable » ascension de la saison, outre de jauger l’état de nos gambettes, avait comme but avoué de nous amener au point de départ du superbe single plongeant du village de Chemin-Dessus à travers la pinède méditerranéenne de la Ravoire vers l’étonnant vignoble d’altitude de Bovernier. Si l’itinéraire est connu et apprécié, la surprenante et suffocante chaleur du versant entremontant du Mont-Chemin n’était pas véritablement prévu au programme de cette première sortie « semi » exigeante de la saison. Elément supplémentaire à intégrer en vue d’un crû 2010 caniculaire et radieux ou simple feu de paille printanier ? Qui roulera verra.
Fraîcheur matinale et douceur verdoyante de jeunes feuillages pour une début de rando ombragé mais moins single-trackeux que cette photo pourrait le laisser croire.
Petits pièges du matin pour jauger du niveau de réveil du biker distrait.
Les pâturages séparant le hameau des Ecotaux de l'arête de Sur Frête : image idyllique d'une ascension localement très exigeante pour un début de saison.
Si l'entrée en matière peut paraître revêche, la suite du single plongeant vers Bovernier est une semi-autoroute.
Semi-autoroute très forestière, mais semi-autoroute quand même.
La chaleur remontant du vignoble surchauffée envahit la pinède au rythme de notre perte d'altitude.
Autres chaleurs, celles causées par les lacets "jokerless" du raccourci nous permettant de rejoindre le chemin de Martigny-Croix.
Un chemin de Martigny-Croix qui porte bien son nom puisque débutant tout en ascensions ...
Ascension ardoisée...
...ascension aérienne, mais toujours ascension.
Et quand le chemin se décide enfin à plonger, il retrouve aussitôt son caractère joueur...
... et espiègle, plein de ressources pour tenter de vous faire mettre pied à terre.
Au royaume de la chaleur et de la poussière ...
... les eaux de la Dranse sont bien attirantes mais trop lointaines pour nous faire bénéficier d'une peu de fraîcheur bienvenue.
Tiens ! Ca faisait longemps. Un peu de portage ...
... et de varappe. La saison 2010 est vraiment lancée.
Chemin avec chaînes de sécurité, randonneurs hollandais rassurés.
Chemin avec passerelles en balcon, bikers alpins folichons.
Heu.... t'es sûr qu'elle a une sortie cette passerelle ?
Tout le paradoxe d'un single étroit et abrupt photographié avec le grand angle d'un numérique.
Petite gourmandise de fin de rando avant de se (re)Vitaliser.