Un « néo » dicton d’autant plus d’actualité cette année, avec un mai et ses 29 jours arrosés (sur 31), qu’il fallait être particulièrement verni pour passer entre ses gouttes assidues. Chronique d’un « marais barométrique », dernier jour du plus capricieux des mois printaniers, épisode de la Fête-Dieu, « Va et découvre ton pays ! ».
Avec un manteau neigeux toujours bien présent dès les 2’000 mètres atteints, nous continuons notre inventaire des chemins de moyenne montagne, encore inconnus de nos roues à crampons. Aujourd’hui, la prometteuse MAC* de Palasuit. Malheureusement, avec un chemin qui ne connait qu’un seul point de couture, le zig-zag, un versant qui n’a qu’une idée en tête, plonger aussi abruptement que possible vers les eaux grises de son bassin de compensation et une adhérence fortement mise à mal par les innombrables précipitations évoquées plus haut, notre menu de la Fête-Dieu s’est révélé localement assez indigeste. Pas au point de nous faire regretter notre « petit » kilomètre de D+, agréablement avalé dans le doux ronronnement de nos Levos, mais quand même de quoi nous laisser un petit goût d’inachevé. Surtout que la première partie de notre festin, le « single » Bavon-Vichères et le bisse de la Tour, nous avait laissé entrevoir quelques réjouissances autrement plus appétissantes.
* Machine A Coudre
L'interminable ascension Dranse-Bavon doucement expédiée dans le ronron des Levos.
2025 mètres et qui revoilà ? Notre incontournable manteau neigeux 2018.
Courage, fuyons !
Quand le sentier est trop raviné, il reste toujours l'option "pré".
Et quand mai est quotidiennement arrosé, il reste aussi l'option "K-way".
Mais quand on est déraciné, il n'y a pas de plan B.
Quand le bisse de la Tour rencontre le torrent de la Chaux c'est qu'on ne va pas tarder à avoir les pieds mouillés.
Mais, au moins, en le suivant, l'entrée dans la célèbre Combe de La se fait de manière horizontale.
Enfin, presque horizontale.
Pas fâchés que la passerelle ait eu la bonne idée de résister à cet hiver d'anthologie.
Trois lacets pour retrouver la piste ? Un petit coup de pouce (gauche) et ça repart.
Levo, votre meilleur ami du raidard.
Une fois n'est pas coutume. Aujourd'hui notre chemin n'a pas prévu de crochet neigeux.
Parce que je Levo bien.
Oups... Notre incursion dans la Combe de La se heurte rapidement au mauvais temps rentrant du sud.
Mouillés de la tête aux pieds et crépis jusqu'aux oreilles, mais toujours en quête d'un nouveau chemin.
Six du Fratsay, ambiance d'apocalypse pour une découverte ...
... très verte.
Ca passe les yeux fermés... mais surtout les pédales à plat.
C'est humide, ça glisse et ça change de direction toutes les trois secondes.
Et sinon, il y a aussi ce sympathique tapis de pives instables et joueuses.
Oubliez l'option lacet enroulé, optez directement pour le "gorettage" d'épingle acérées.
Ca vous permettra de rester sur le vélo plus de dix secondes consécutives.
Enfin, quand les épicéas renversés ne viennent pas rajouter du piment à un plat déjà drôlement épicé.
33 lacets anguleux et puis, un premier replat...
... une petite étendue d'eau grise et peu engageante...
... et quelques derniers pièges masqués par les hautes herbes.
Pas fâchés de retrouver Madame Dranse, fut-elle d'Entremont.