Un Maimbré sans s’embourber, on en avait rêvé, désormais c’est fait !
En même temps, si le chemin de Donin du Jour avait réussi à conserver des tronçons de boue avec l’été que nous vivons, ça aurait été à n’y rien comprendre au réchauffement climatique tant redouté.
Le Maimbré, avant de devenir un itinéraire de rêve en pénétrant dans le vallon de la Sionne, c’est avant tout une ascension casse-pattes. Alors, même si, une fois n’est pas coutume, nous avons opté pour la piste des Grillesses plutôt que la montée « impossible » par la forêt de la Dent, l’exercice reste rugueux et pulsant. En gros, deux pignons (les plus gros) suffisent sur les 6 premiers kilomètres. Ensuite, même eux ne serviront plus.
Stage de sherpa obligatoire !
Mais quand tout bascule, déclivité et vallée, alors, on entre dans une autre dimension. Si la « juvénile » Sionne est réputée pour son site d’étude sur les avalanches, en hiver, à la belle saison, elle offre une belle brochette de chemins tous plus « bikables » les uns que les autres… à condition d’aimer les pierres qui roulent et la caillasse qui flotte. Et, si d’aventure, une fois à Dorbon, comme nous, vous décidez de tourner le dos à notre rivière « capitale » , vous aurez alors le bonheur (et la sueur) de rajouter deux bisses en guise de dessert. Le bagarreur et exigeant Bitailla, suivi quelques kilomètres de chemins poussiéreux plus bas, par le beaucoup plus conciliant et roulant Clavaux.
Encore une superbe weekend estival, au régime avec « selle ».
Avant les Grillesses, ce n'est pas les Grillesses, pourtant côté gauche, ça pulse déjà.
Combin, mon géant de voisin vu de loin et sous un angle inédit.
Tapis floral pour une fin d'ascension encore momentanément en selle.
A peine le temps de l'écrire et la suite s'annonce sous des auspices beaucoup plus "sherpa".
Une grosse demi-heure de suée plus tard, les 300 mètres de D+ qui usent les semelles ne sont plus qu'un souvenir.
La traversée vers le Maimbré débute tout en fanfare et en cahots...
... avant de demander un petit extra, côté sherpa.
Et maintenant, direction Sion ! Une perspective et un sourire qui en disent plus long que n'importe quel discours.
Le dernier qui a tenté cet escalier sur le bike n'est sûrement plus là pour en parler.
Y a pas que les pilotes qui sont impatients d'en découdre avec les 1'900 mètres de D- annoncés. Les bikes aussi piaffent.
Le chemin de Donin, aussi sec qu'un discours de notre très "chère" Doris fédérale. Une première dans notre (longue) carrière.
Et, en plus, parfaitement entretenu au sortir d'un hiver souvent dévastateur pour des sentiers aussi exposés.
Longtemps rêvé, enfin roulé !
Un haut vallon aussi impressionnant que vertigineux, mais des chemins beaucoup plus "bikables" qu'on ne le pense.
Loi de la gravité oblige, la terre meuble reste encore momentanément majoritaire au menu de notre divin chemin.
Et, en plus les lacets sont parfaitement conciliants, pour l'instant.
Le vallon de la Sionne, sans la Sionne, est-ce encore le vallon de la Sionne ? Tarie par la canicule ou démotivée par le névé ?
Au fur et à mesure qu'on se rapproche de la nouvelle section en Z, on commence à prendre conscience que son revêtement ne sera pas forcément celui espéré.
On ne peut pas vraiment lutter contre la gravité. Et, du coup, les pierres non plus ne le peuvent pas.
Et, côté gravité, ici, il y a de quoi faire.
Welcome in "caillasseland".
Keep flowy or die !
Et tant pis si l'impression de flou et les trajectoires aléatoires semblent se liguer contre votre façon de tenir le guidon.
Dorbon, avant d'être un appellation pas très charitable, c'est déjà un pâturage agréablement roulable.
A sa source, le bisse de Bitailla ne mérite pas vraiment son nom.
Il est plutôt flowy, sinueux et joueur.
C'est ensuite que l'on comprend pourquoi on l'a affublé d'un tel patronyme.
Tant pis, quand on aime, on ne compte pas. Ni la sueur, ni les frayeurs.